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New York Comic Con 2013. Bilan, vite fait.
ComicsLe 19 oct 2013
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C'est toujours compliqué de commencer un blog, je suis bien placé pour savoir, j'en ai ouvert au moins 2016. Chacun d'entre eux a duré une semaine, à part peut-être jlmast.com qui regroupe à peu près 2016 pages de BD. 

Bref, trouver un premier post pour l'ouverture d'un blog, c'est la misère. D'habitude. Là-aujourd'hui-maintenant-tout-de-suite, ça devrait aller, parce que je reviens de la New York Comic Con. Ma première expérience de convention américaine. Ma première expérience aux Etats-Unis tout court. 

La NYCC (pour les intimes), c'est un peu notre Japan Expo à nous mais avec 90% de comics. Un immense supermarché dédié aux comic-books, une ruche temporaire abritant un peu plus de 130 000 abeilles pendant quatre jours, l'un des rares endroits où vous pourrez rencontrer une vietnamienne déguisée en Stan Lee.

Pour ceux qui savent pas, je travaille avec mon collègue dessinateur et « bro officiel » Geoffo sur la ligne de bande-dessinées numériques de Marvel : les Infinite Comics. On continue sur la voie ouverte par Balak - un autre frenchie qui a énormément contribué à la création des Marvel Infinite Comics et que vous pouvez retrouver au sommaire de Last Man chez KSTR – en faisant des story-boards pour ces comics créés spécialement pour les écrans (PC, tablettes et smartphones).

 J’étais donc à New York avant tout pour le boulot – entretenir le réseau, tout ça. Ce qui ne veut pas dire que je ne me suis pas comporté en fan hardcore dès que j’avais trente secondes de liberté.

Il faut dire, la NYCC, vue par n’importe quel fan français habitué à des petits festivals avec au mieux dix auteurs invités, c’est autre chose. Le jeudi après-midi, j’ai pu serrer la pince, en moins d’une heure, à  Jim Steranko, Bill Sienkiewicz, Chris Claremont, Adam Hugues, Dave Johnson, Sean Murphy, Jimmy Palmiotti, Geof Darrow et –hum-  Rob Liefeld. Et j’ai pu parler à chacun d’entre eux. Improbable. Et ces jeunes gens n’étaient qu’une partie du millier d’auteurs pros et amateurs présents durant les quatre jours.

Passé le choc de cette facilité d’accès à un tel nombre d’artistes de talents, il m’a fallu résister aux sirènes des revendeurs de comics, planches originales et gadgets commerciaux en tout genre. Surtout que mon budget des plus minces et ma valise déjà bien pleine n’appelaient clairement pas à céder à cette ultra-tentante peluche du Rocket Raccoon.

Tellement, tellement de conneries à acheter. J’imagine que si vous envisagez de vous rendre à ce genre de conventions dans un futur proche, autant partir avec un vrai budget dépense.  La société de consommation américaine exige qu'on ne se prive de rien, et surtout pas de cette magnifique tasse du Troy and Abed In the Morning show.

Pour les pauvres comme moi, il y avait heureusement les freebies et autres échantillons cadeaux. Des badges Plants versus Zombies ou Marvel Infinity, des posters de comics Dark Horse, des capes de Superman, des légos Iron Man ou Iron Patriot, des transferts pour t-shirts Avatar ou de Itty Bitty Hellboy et j’en passe. Une vraie foire à l’empoigne où il vaut mieux être rapide et malin.

Pour les artistes qui cherchent à décrocher des contrats, je conseille franchement de venir à ce genre de conventions. Armez-vous d’un portfolio constitué des dernières pages que vous avez pu produire, présentez les aux artistes - dont le style s’approche du vôtre - et aux éditeurs présents sur place. Au minimum, vous repartirez le sac plein de conseils avisés, au mieux, avec un contrat dans les poches.

Je passe sur le cosplay. J’ai juste pas eu le temps d’en prendre en photos. Indubitablement, ça a une autre gueule qu’en France. Indubitablement, y’en a une grande partie qui sont quand même super cheums. Le meilleur que j’ai vu, ça reste un gosse tenant un tigre en peluche. Un parfait petit cosplay de Calvin et Hobbes.

Etape obligatoire, la photo avec Stan Lee. 400 personnes environ dans la file d'attente, qui passeront toutes en moins de 45 minutes. 60 dollars la photo expresse avec The Man. Et un bordel monstre pour récupérer ladite photo une fois développée. Car, je-sais-pas-pourquoi, les photos sont posées n’importe comment en fin de journée sur deux tables dans un coin de la salle. Une photo certes sans âme, mais qui fait bien plaisir. Merci donc à Geoffo de l’avoir lamentablement égarée. Bouuuh, Geoffo. Bouuuh.

Truc marrant : voir les panels des gros éditeurs en live, moi qui avais pour habitude de lire les résumés de ces conférences sur Buzz Comics. J’ai eu la joie d’assister au panel X-Men annonçant – entre autres - le relaunch de X-Factor par Peter David ainsi que le panel Superior Spider-Man, présenté par le meilleur speaker du monde, j’ai nommé Steve Wacker, éditeur des titres cosmiques et de l’univers Spider-Man chez Marvel. Ce panel a d'ailleurs été l'occasion pour Marvel d'annoncer le titre Elektra, dessiné par un des meilleurs jeunes artistes de ces dernières années: Mike Del Mundo. Les vidéos seront en ligne sur marvel.com d’ici peu, je vous conseille de regarder cette dernière, hilarante. Autre panel, celui consacré aux Marvel Infinite Comics, qui revenait sur le lancement de la nouvelle série de cette ligne : Iron Man Fatal Frontier et sur la conclusion de la précédente Wolverine : Japan’s Most Wanted.

Donc, comme je disais plus haut, Geoffo et moi étions venu pour le boulot. On repart des States clairement avec un bilan des plus bons qu’on va tenir secret pour encore quelques mois (mais, bordel, ça va être dur de tenir sa langue) et après avoir rencontré 90% du staff de chez Marvel, y compris monsieur le président Dan Buckley, très content de notre boulot. Oui, c’est le moment prétentieux et je-me-la-pète de ce post, mais ça a une vraie valeur pour ceux qui espèrent voir toujours plus de Marvel Infinite Comics à l’avenir. L’offensive au niveau de cette ligne va s’intensifier dès janvier avec Deadpool : The Target, un Marvel Infinite hebdomadaire en 13 épisodes dont la version papier sera donnée GRATUITEMENT en parallèle. Oui. Gratos. 2014, croyez-moi, sera l’année Marvel Infinite Comics. Donc achetez une tablette rapidement.

On a eu aussi l'honneur de discuter longuement avec David Steinberger et John Roberts, les fondateurs de comiXology, l'application phare dédiée à la bande dessinée. Il y a fort à parier que vous la possédez déjà si vous lisez vos comics sur PC, tablettes ou Smartphones. D'ailleurs, annonce, Pax Arena, une des séries que j'ai réalisé avec Geoffo et Balak pour le compte de Thrillbent, la maison d'édition numérique de Mark "Kingdom Come" Waid, va débarquer prochainement sur comiXology, avec tout plein de bonus inédits, dont un historique du Turbomedia, qui retracera les origines de cette forme de narration (si jamais je fais un autre post sur ce blog, il y a fort à parier que je parlerai plus longuement de ce type de récits).

Seule déception de la semaine, Geoffo et moi avons réussi à passer la sécurité très ardue pour accéder à l'atelier de Steve Ditko, mais ce dernier n'a pas souhaité ouvrir la porte, se contentant de marmonner et de siffloter.

Je crois que j’ai fait le tour. Je suis sûr que ça a été une lecture passionnante. Dans le cas où c’était nul, consolez-vous avec quelques photos.

Siyousoune.

Mast.

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Mast par Mast

Soit je parle de Pax Arena, The Walking Pandas & des Marvel Infinite Comics.

Soit je parle de ta soeur.

 

 

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