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Critique

Fairest tome 1, la critique

Comics Le 01 mars 2014
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par Elsa
Fairest tome 1, la critique

L’avis de Elsa7

On a aimé • Le plaisir de retrouver les personnages • Les graphismes • Un univers riche
On a moins aimé • Fairest est plus un recueil d'histoires courtes qu'un véritable spin-off

20 tomes parus, et Fables continue de prouver que l'imagination de Bill Willingham n'a sans doute pas de limite. Il faut dire qu'en choisissant comme terreau les contes et légendes, le scénariste à de quoi faire évoluer son récit dans des directions surprenantes encore un moment.

Et si la série principale prend le temps d'explorer le petit monde de Fableville, les one-shot (1001 Nuits de Neige), spin-off (Jack of Fables, et maintenant Fairest), romans ou encore le projet de jeu vidéo densifient encore cet univers sans fin. L'idée de son auteur est simple : et si toutes les fables, tous les contes, toutes les légendes, cohabitaient dans un seul et même monde ? Voilà de quoi donner une toute autre saveur aux héros des histoires qui ont bercé notre enfance...

Les femmes à l'honneur

Intéressons-nous aujourd'hui à Fairest, dont le premier volume est paru début février chez Urban Comics. Après Jack of Fables, qui suit les aventures de l'imprévisible Jack loin de ses congénères, Fairest se propose de donner le beau rôle aux personnages féminins de la série, dans des histoires courtes qui les mettent en scène.

À chaque fois un dessinateur différent, pour une ou plusieurs nouvelles héroïnes. La majorité de ce premier opus s'intéresse à Églantine, la Belle au Bois Dormant, et à la Reine des Neiges, secourues ou mises dans le pétrin jusqu'au cou selon les points de vue par le Prince des voleurs, Ali Baba. En fin d'ouvrage, un très court récit, scénarisé par Matthew Sturges, avec qui Bill Willingham a déjà collaboré sur Jack of Fables, s'intéresse cette fois-ci à une troublante tueuse en série à l'identité secrète...

Une recette qui fonctionne, encore et encore

Fairest n'a pas l'ambition d'avoir la densité de Fables, et s'envisage plutôt comme un complément pour ceux qui en voudraient toujours plus. En fait, les histoires que l'on retrouve dans Fairest rappelleront les interludes qui ponctuent parfois le récit de la série principale. Si les différents chapitres et volumes de Fables nous proposent déjà souvent des tons, des ambiances très différentes, de l'aventure au polar, de la romance au récit de guerre, Bill Willingham s'amuse à nouveau à jouer avec les influences, les références, les tons.

Les graphismes (signés Phil Jimenez pour l'histoire principale et Shawn McManus pour l'autre) sont l'un et l'autre agréables à l’œil, dans des styles très différents. Ils collent en tout cas vraiment bien avec le type d'histoire (un récit de fantasy, et un polar à l'ambiance 50's). Et voir comment de nouveaux dessinateurs se réapproprient des personnages qui évoluent depuis de nombreux tomes, entre nouveau point de vue et respect de ce qui existe déjà, est toujours intéressant.

C'est ici Adam Hugues qui s'est chargé des couvertures, reprises en ouverture de chapitre. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elles sont superbes, douces et lumineuses...

Si Fables contient en lui la saveur addictive et un peu magique des livres de notre enfance (vous savez, ceux pour qui on rallumait sa lampe de chevet en cachette au beau milieu de la nuit, parce qu'on ne pouvait pas décemment vivre sans connaitre la suite), dans un mélange parfait de souvenirs de gosse et de tout ce qu'on aime devenu adulte, Fairest n'a pas cette qualité rare. Pourtant, l'écriture de Bill Willingham, ses personnages complexes et son talent pour réinventer des histoires tellement lues et relues qu'on les connait sans doute par coeur, font encore des étincelles. Les fans ne bouderont pas leur plaisir....

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