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Critique

Garth Ennis Présente Hellblazer - Tome 2

Comics Le 22 sept
7
par Strafeur
Garth Ennis Présente Hellblazer - Tome 2

L’avis de Strafeur8

On a aimé • Constantine qui se fait malmener • Les dessins et le découpage de Dillon • L'humour anglais
On a moins aimé • Un comics à ne pas mettre entre toutes les mains • Le dessin de Dillon qui ne conviendra pas à tous

Après la sortie du premier volet de Garth Ennis présente Hellblazer en février dernier, Urban Comics est de retour avec le tome 2 des déboires de Constantine sous la plume de l'irlandais.

Confrontant le sorcier à un cancer sponsorisé par les cigarettes Silck Cut, Ennis, toujours accompagné par Steve Dillon au dessin, l'Irlandais lui avait fait vivre des jours difficiles. Après s'en être tiré comme seul Constantine sait le faire, le duo d'artiste lui avait laissé un peu de répit dans les bras d'une jeune irlandaise répondant au nom de Kit.

Malheureusement pour lui, et comme se prête à lui faire répéter Ennis, Constantine va attirer des problèmes à son entourage proche. Et c'est ainsi que sa descente au enfer va débuter. Car oui, ce second tome représente la chute de Constantine, détruisant le peu de stabilité que l'anglais avait pu se construire.

Magnifiquement dessiné par Steve Dillon (Preacher, Animal Man...), les rues anglaises semblent sales et malfammées, suintantes de désespoire à une époque où le royaume de sa majesté était encore lourdement marquée par le thatchérisme. Le dessin de l'anglais ne conviendra pas à tous car son trait reste assez particulier, aux antipodes du travail de Glenn Fabry, auteur des magnifiques couvertures de la série parsemant l'ouvrage. Un trio déjà à l'oeuvre sur un autre chef d'oeuvre gritty, puisqu'il s'agit là de l'équipe de Preacher

C'est dans ce contexte que Garth Ennis s'attache à compléter le background du héros créé par Alan Moore quelques années plus tôt.
Et c'est là la force de ce tome. Alternant entre épisodes riches en conséquences et d'autres où Constantine n'apparait pas une seule fois, laissant place à du pur back-up pour d'autres personnages, développant au passage la mythologie de la série, le rythme de lecture est parfaitement dosé et permet une lecture confortable de ce bébé de plus de 450 pages (!).

C'est d'ailleurs dans ce tome, à partir du #62, que la série délaisse complètement les fonds de pages blancs au profit du noir, plongeant encore un peu son héros et son lecteur dans les méandres londoniens. La mise en scène des dessins et le découpage de Dillon sont quant à eux renforcés par ce choix artistique, mettant ainsi en lumière l'immense talent de l'artiste anglais décrit comme 'le meilleur metteur en scène" de son époque par un Warren Ellis déchainé dans la préface de cet ouvrage.

Vous l'aurez compris, ce second tome de Garth Ennis Présente Hellblazer est une réussite et on ne saurait que trop vous conseiller d'en faire l'acquisition. Avant dernier volume d'une trilogie retraçant l'intégralité du run de l'irlandais sur le personnage de Constantine, il est tout de même proposé au prix de 28€. Une somme, pour un très gros pavé rappellons le, qui pourrait vous faire faire un pas en arrière.
Mais, hônnetement, face au plaisir de pouvoir relire du Hellblazer dans ce genre de conditions, on finit par en redemander.

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