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Mech Academy : à l'école des robots, un petit garçon est roi

Comics Le 03 mai 2018
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par LiseF
Mech Academy : à l'école des robots, un petit garçon est roi

L’avis de LiseF8

On a aimé • DES ROBOTS SUPER CLASSES • Un héros très attachant • De chouettes graphismes à mi-chemin entre le comics et le manga
On a moins aimé • Un album à lire plus comme un hommage que comme une grosse innovation

C'est cette semaine que démarre Paperback, le label 100% comics de Casterman. L'éditeur historique de Tintin qui se lance dans la bande dessinée américaine, cela a de quoi surprendre. Pourtant, le choix des oeuvres pour ce nouveau label est plutôt cohérent avec la ligne éditoriale de Casterman, qui propose des BD à la fois intelligentes et surprenantes. En plus de Au Temps des Reptiles, les lecteurs vont donc pouvoir découvrir Mech Academy.

Comme je vous l'expliquais à l'occasion de notre diffusion de la preview en début de semaine, j'étais plutôt emballée par la sortie de cette nouvelle BD. En effet, ses influences sont variées puisque puisque son scénariste Greg Pak est américain, et son dessinateur Takeshi Miyazawa, est japonais. Tous deux ont travaillé chez Marvel et se sont réunis ensuite sur cette BD indépendante et après lecture du premier tome, pas de doute : j'en redemande.

Tu ne choisis pas ton mécha, c'est ton mécha qui te choisit

Stanford Yu est un petit garçon qui n'a pas beaucoup de chance. S'il rêve de faire partie des cadets de la Sky Corps Academy, il ne peut que nettoyer le sol de la prestigieuse école. En effet, sa mère fait partie du personnel d'entretien et n'a ni les moyens ni l'envie d'envoyer son fils à la guerre. Hé oui, car la Terre est en guerre ! Il y a soixante ans, des robots géants sont descendus du ciel pour se lier d'amitié avec de jeunes ados téméraires. Leur but : les aider à combattre les Shargs, d'énormes extraterrestres qui en veulent à l'espèce humaine. Régulièrement depuis, des robots géants descendent du ciel pour se lier avec de jeunes gens de la Sky Corps Academy et combattre à leurs côtés.

Alors qu'il rentre chez lui, tout maussade, Stanford va tomber sur un robot, écrasé. Celui-ci est un peu cabossé mais n'a pas encore choisi son cadet. Et son dévolu se porte sur Stanford ! Le jeune garçon est ravi : il va enfin pouvoir prendre part aux combats.

C'est parti pour l'aventure !

Mech Academy est un récit d'aventure comme j'adore en lire : bien construit et pour autant, sans chichi. Dans l'interview que nous a accordé Basile Béguerie, fondateur de Paperback, il expliquait que Mech Academy c'était un peu "Harry Potter à l’école de Pacific Rim". En gros, c'est une histoire de robots géants dans laquelle il est facile de s'immerger, qui ne nécessite pas de prérequis.

Il est vrai que les robots géants sont un genre à part entière dans la culture populaire. On pense bien sûr à Pacific Rim mais aussi à Mazinger Z, Goldorak... Je vais être honnête avec vous, ce n'est pas un genre que j'apprécie particulièrement. Mais effectivement, ici c'est très facile de rentrer dans l'histoire. Le contexte se comprend rapidement, les personnages sont attachants dès le départ.

Parlons-en d'ailleurs des personnages. Greg Pak a le chic pour raconter l'évolution des liens entre ses protagonistes. Ce qui m'a le plus touchée, c'est le rapport entre les cadets et leurs robots : les humains ne contrôlent par leur machine. Ils agissent ensemble, ils suggèrent des directions, des choix. J'adore cette idée d'un robot qui travaille avec nous, et pas pour nous. 

Quant au dessin il présente un côté hybride vraiment agréable : on sent le côté comics dans l'encrage notamment, et le côté manga dans le design des personnages. En empruntant aux différents genres, Takeshi Miyazawa se crée une esthétique vraiment intéressante et agréable.

C'est donc un sans faute pour ce premier tome de Mech Academy. Les personnages sont attachants, l'esthétique est hyper chouette et les scènes d'action carrément prenantes. Certes, la série n'innove pas énormèment et se lit plutôt comme un hommage à tout un tas d'oeuvres fondatrices de la culture populaire. Mais un hommage particulièrement réussi ! Vous pouvez retrouver le premier tome chez Casterman dans la collection Paperback au prix de 14 euros.

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