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Wild Blue Yonder - Les Aventuriers du Ciel, la critique

Comics Le 14 sept 2017
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par Republ33k
Wild Blue Yonder - Les Aventuriers du Ciel, la critique

L’avis de Republ33k7

On a aimé • Un univers assez dingue • Des persos attachants • Des planches spectaculaires
On a moins aimé • Un peu commun • Des erreurs de traduction grossières • Un vilain un peu caricatural

Vous le savez sans doute mais l'éditeur français Glénat Comics est lié à son compère américain IDW, ce qui lui permet de mettre la main sur quelques pépites. La dernière en date est déjà disponible dans toutes les bonnes librairies et s'appelle Wild Blue Yonder - Les Aventuriers Du Ciel.

Comme le sous-titre vous l'aura laissé deviner, il est ici question d'une humanité qui s'est envolée dans les airs. Pourquoi ? Pour trouver refuge après une grosse apocalypse des familles, tout simplement. Désormais, l'humanité vit, à la manière d'un Elysium - la SF Hi-Tech en moins - divisée, avec quelques pauvres bougres encore au sol, se tuant à la tâche pour raffiner du carburant pour les immenses flottes de vaisseaux qui peuplent les airs. Celles-ci accueillent les plus fortunés, dans tous les sens du terme.

Mais dans ce paysage désolé subsiste un espoir, incarné par une cité volante fonctionnant à l'énergie solaire que Cola, notre héroïne, est chargée de protéger avec son avion. L'histoire démarre d'ailleurs au moment où notre pilote recrute ce qu'on appelle dans Wild Blue Yonder un porte-flingue : en gros, un casse-cou à qui on va filer un jet pack pour ravitailler les engins alliés et abattre les appareils ennemis. 

Immédiatement, on remarque que les personnages de Mike Raichit, Austin Harrison et Zach Howard ont des caractères bien trempés, forgés dans le feu de ce monde ravagé et dans les références des auteurs. Citons par exemple les films post-apocalyptiques à la Mad Max. On ne peut donc s'empêcher de suivre leurs exploits avec un petit sourire narquois aux lèvres, provoqué par quelques jolies punchlines et les dessins, franchement épiques par moments, de Zach Howard

Mais on aurait tort de penser que Wild Blue Yonder n'est qu'une série B déguisée en BD pour autant. Très rapidement, le one-shot se densifie, aaportant des moments plus poétiques ou plus politiques, qui nous invitent à la contemplation ou à la réflexion, comme toute bonne œuvre de Science-Fiction se doit de le faire. Il faut dire qu'on s'inquiète assez vite pour les personnages et qu'une fois l'intrigue posée, il devient difficile de ne pas s'attacher à eux, et donc aux idées qu'ils incarnent.

Et si elles ne réinventeront pas la roue, on peut dire que Wild Blue Yonder équilibre assez bien action et réflexion ou poésie et carnage, pour un résultat plutôt surprenant. Celui-ci aura par ailleurs la chance de pouvoir compter sur un univers visuel assez riche, qui devrait satisfaire tous les fans de BD d'aviation comme les passionnés de science-fiction post-apocalyptique, tant le dessinateur Zach Howard assure !

Outre l'aspect un peu commun du récit, on pourra regretter un vilain finalement assez caricatural, lui qui n'a pas la chance, contrairement aux autres personnages de la série, d'avoir son moment de gloire. On sent bien une tentative des auteurs de l'élever au-delà de l'archétype qu'il représente, mais hélas, la scène fonctionne beaucoup moins bien  que celles qui permettent à Cola et ses potes, dont un joli chien à lunettes, de se hisser au dessus de la moyenne.

Mais le plus gros défaut de ce joli one-shot plutôt très honnête sur son contenu restera à mon sens sa traduction, pour le moins approximative quand elle n'est pas proprement illisible. Un peu triste pour Wild Blue Yonder, qui gagne à être connu et s'offre ici une très jolie fabrication de la part de Glénat.

Si l'univers de Wild Blue Yonder nous semblait d'emblée intrigant, on ne s'attendait pas à ce que ce one-shot soit aussi savoureux. Sans réinventer quoi que ce soit du côté du dessin ou de sa strucutre narrative, l'album trouve parfaitement sa voie entre scènes d'action spectaculaires et moments plus intimes pour un résultat des plus appréciables.

Résultat hélas gâché par quelques archétypes à la vie dure et une traduction franchement hasardeuse. Mais ça ne nous empêchera pas d'apprécier ce Mad Max aérien, qui est assurément l'une des belles surprises de cette rentrée !

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