Critique > La nuit est mon royaume, quand la passion de la musique devient dévorante
Critique

La nuit est mon royaume, quand la passion de la musique devient dévorante

Franco-belge Le 20 fev 2020
0
par LiseF
La nuit est mon royaume, quand la passion de la musique devient dévorante

L’avis de LiseF8

On a aimé • Une histoire pleine d'authenticité • Des dessins sublimes
On a moins aimé • Quelques longueurs

Cette semaine est sorti chez Rue de Sèvres La nuit est mon royaume, un one-shot dessiné et scénarisé par Claire Fauvel. Une oeuvre que j'attendais avec impatience et qu'on vous a dévoilé en preview sur 9emeArt.fr. Après découverte de ces 150 pages de BD et de musique, pas de doute : c'est un coup de coeur !

Deux copines et une playlist

Nawel vit dans une cité à Créteil. Dans son lycée c'est une sacré personnalité, à la tête d'un groupe de copines soudé. Ses certitudes s'écroulent lorsqu'elle rencontre Alice, une nouvelle venue dans sa classe. La jeune fille lui fait découvrir Paul McCartney est c'est une révélation : désormais le rock'n roll, ce sera toute sa vie ! Très vite, les deux filles deviennent amies. Nawel protège Alice, Alice fait découvrir des tonnes de musiques à Nawel... et rapidement, l'idée de fonder un groupe de musique fleurit.

Plus qu'une idée, c'est devenu un véritable objectif pour nos deux amies. Nawel se met au clavier et Alice à la guitare, et ensemble elles commencent à ensorceler les nuits de Créteil. Mais la banlieue de leur suffit pas. Prochaine étape : Paris ! Elles vont vite se rendre compte que les salles de concert de la capitales sont bien moins accessibles. Et vivre à Paris, ça coûte cher...

La passion, dévorante

La banlieue parisienne n'est pas exactement un cadre qui fait rêver, propice à de passionnantes fictions. Pourtant, Claire Fauvel a su utiliser ce contexte à la perfection. Nawel et Alice sont aux portes de Paris, aux portes de la célébrité, mais elles n'y sont pas tout à fait. La nuit est mon royaume, ce n'est pas l'histoire d'un succès. C'est l'histoire d'un rêve, d'un but qui guidera Nawel, personnage principal de cette histoire, sans relâche. Et c'est ça peut-être le plus important, le plus fascinant dans ce récit. Cette passion qui a faim, qui est inattaquable.

Graphiquement, on sent que l'artiste s'est fait plaisir. Les pages classiques composées de cases laissent parfois la place à des doubles ou des pleines pages où les dessins virevoltent tels la musique de nos deux héroïnes. Les personnages ont de vraies tronches, à la fois belles et pleines de caractère qu'on se plait à contempler et décrypter. J'ai simplement été un peu perdue sur la dernière partie du livre où le concept m'a semblé légèrement s'épuiser. Mais la fin donne à réfléchir et est plutôt intelligente.

La nuit est mon royaume n'est pas juste l'histoire d'une musicienne. C'est l'histoire d'une passion, d'une envie qui dévore les entrailles quitte à  devenir douloureuse. Une passion très bien dépeinte par Claire Fauvel dans ce nouveau one-shot. L'album est disponible au prix de 18 euros chez Rue de Sèvres.

Auteurs & Mots clés
les dernières news les dernières critiques
Vous êtes certain de vouloir supprimer ce commentaire ?