Critique > Laissez-vous embarquer dans le monde passionnant de Bolchoï Arena
Critique

Laissez-vous embarquer dans le monde passionnant de Bolchoï Arena

Franco-belge Le 19 sept
2
par LiseF
Laissez-vous embarquer dans le monde passionnant de Bolchoï Arena

L’avis de LiseF8

On a aimé • Des scènes d'action hyper efficaces • Les amateurs de jeux vidéo seront comblés
On a moins aimé • Des couleurs avec peu de contrastes qui empêchent les différents éléments de ressortir

Et si l'internet disparaissait pour laisser place... à un monde entier en réalité virtuelle ? C'est le pari de Bolchoï Arena, sorti aujourd'hui chez Delcourt. Scénarisé par Boulet et dessiné par Aseyn, l'album nous embarque dans un futur proche où, pour naviguer en ligne, il faut chausser une paire de lunettes de réalité virtuelle. Loin d'être une vulgaire copie de Ready Player One (d'autant plus que le projet remonte bien avant la sortie du film), l'album est un vrai concentré de plaisir aux idées innovantes. Vous êtes prêts ? Mettez vos lunettes, je vous emmène à la découverte du Bolchoï !

Comme l'espace, mais en mieux

Nous suivons le personnage de Marje, une jeune femme qui étudie Titan, l'un des satellites de Saturne. On a beau être dans le futur, l'exploration spatiale est encore compliquée : l'Homme a posé le pied sur Mars, mais l'espace reste un immense territoire vierge. Alors le travail de Marje comporte beaucoup d'approximations. Mais pour ses recherches, notre héroïne s'apprête à pénétrer dans le Bolchoï.

En quoi le Bolchoï peut-il l'aider ? En fait, ce monde en réalité virtuelle recopie le véritable univers. Comme dans la réalité on peut donc y trouver la Terre, la Lune, le Soleil... Et bien sûr, Titan. Une fois ses lunettes de réalité virtuelle enfilée, Marje découvre donc un monde immense aux possibilités presque illimitées, guidée par son amie Dana, une habituée du Bolchoï.

Pour notre scientifique, cette découverte est hallucinante : elle peut fouler le sol de Titan, y observer ses roches, y contempler son ciel... Bref, c'est le rêve ! Mais il y a tellement plus de choses à faire dans un monde en réalité virtuelle ! Très vite, Marje réalise qu'elle a un don pour le pilotage de vaisseaux. De petites bagarres en courses effrénées, elle se prend de passion pour l'action et commence à délaisser ses recherches... Ses profs finissent par s'inquiéter et son petit copain, pourtant lui aussi passionné de réalité virtuelle, se sent mis à l'écart...

De l'action !!

J'ai tout de suite été intriguée par Bolchoï Arena : rien que de l'extérieur, l'ouvrage fait envie. Épais de 168 pages, il est enrobé d'une jaquette transparente qui lui donne un aspect curieux et tentant. À l'intérieur, le trait d'Aseyn rappelle un peu le style de Roger Leloup dans Yoko Tsuno, en plus moderne évidemment. Pour ma part j'ai juste été un peu gênée par les choix de couleurs, un peu trop ternes à mon sens, et qui rendent certaines scènes moins claires. Par contre côté technique c'est impeccable, notamment dans les positions des personnages qui sont particulièrement dynamiques et nous font sentir l'action.

Et parlons-en d'ailleurs, de l'action, parce que c'est ça qui m'a le plus marquée dans Bolchoï Arena. L'univers virtuel est mûrement réfléchi, et ses lois patiemment expliquées par Dana, la copine de Marje. On reconnaît bien là Boulet, co-créateur de la collection Octopus chez Delcourt, et son amour pour la vulgarisation scientifique. Mais cela n'empêche pas les scènes d'action de s'enchaîner, puisque finalement Marje se passionne plus pour les aventures spatiales que pour le prélévement de roches sur Titan.

Et ça marche ! En tant que fan de jeux vidéo, j'ai presque eu l'impression de jouer tant j'étais dedans. Notre petite newbie épate tout le monde avec son maniement du vaisseau, au point de s'attirer l'intérêt des meilleurs pro gamers du Bolchoï. On a envie de suivre Marje dans toutes ses aventures, de rencontrer un maximum de personnes et d'explorer un maximum d'endroits dans cet univers en réalité virtuel. Car oui, l'exploration spatiale n'en est qu'une infime partie ! Le copain de notre héroïne par exemple prend dans le Bolchoï les traits d'un adorable petit homme-corgi, et préfère maîtriser la magie dans un monde de type heroic fantasy.

J'aime les one-shots mais pour cette fois, je suis bien contente que cette histoire se décline en plusieurs volumes. Les personnages sont intéressants et attachants, le rythme est trépidant et l'univers fonctionne à merveille. En attendant (impatiemment) le prochain tome, vous pouvez découvrir le premier au prix de 24 euros chez Delcourt.

Auteurs & Mots clés
les dernières news les dernières critiques
Vous êtes certain de vouloir supprimer ce commentaire ?