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Le grand homme : la saga des ogres-dieux continue en beauté

Franco-belge Le 29 dec
4
par LiseF
Le grand homme : la saga des ogres-dieux continue en beauté

L’avis de LiseF8

On a aimé • La colorisation est sublime • L'histoire est toujours aussi palpitante
On a moins aimé • Le personnage de Sala est un peu vite expédié • Il faut aimer les gros pavés de textes

Le 21 novembre dernier sortait Le grand homme, troisième volume de la saga des Ogres-dieux chez Soleil. Vous le savez peut-être si vous me lisez régulièrement, le séries c'est pas trop mon truc. Je préfère les bons gros one-shots qui passionnent avec une histoire bien terminée. Pourtant, la saga des Ogres-dieux est une série que je recommande chaudement : c'est palpitant, top graphiquement, et très bien mené scénaristiquement. Ce nouveau tome ne fait pas exception à la règle !

Après la chute

Petit disclairement avant d'entrer dans la critique proprement dite : je vais spoiler ! Si vous n'avez pas lus les deux premiers tomes, je vous invite donc à quitter cet article. C'est parti !

Ce troisième volume est la suite directe du second, là où les deux premiers volumes se déroulaient simultanément. Les géants, qui régnaient jusqu'alors sur le monde des humains, ne sont plus : un grand incendie a ravagé le château et ses occupants sont tous morts, dévorés par les humains comme une vengeance. Le chambellan y voit une opportunité, c'est l'occasion pour lui d'être seul maître à bord. Mais un obstacle se dresse sur sa route... Petit, un garçon paradoxalement extrêmement grand, semble être le dernier "géant" et donc la seule personne légitime à accéder au trône.

Seulement, Petit a d'autres aspirations. Le grand homme n'a aucunement envie de régner, et voudrait fuir en compagnie de Sala, la jolie demoiselle qu'il a sauvé des griffes des géants. Depuis leur chute, c'est la guerre civile dans la ville, entre ceux qui ont pris goût à la chair après avoir dévoré du géant, les pilleurs et les hommes du chambellan. Petit et Sala décident donc de fuir dans la campagne. Alors qu'ils sont attaqués par des soldats, les deux amoureux sont séparés et Petit est sauvé par un homme mystérieux au visage barré de cicatrices, Lours.

Un nouveau personnage captivant

Si Petit est un élément central de l'histoire, Lours sera pourtant le personnage principal de ce troisième tome. Et pas de doute, Hubert et Gatignol nous présentent là un protagonistes PASSIONNANT. Le grand homme se déroule sur deux temporalités : le présent avec la fuite de Lours et Petit face au chambellan, et le passé qui nous raconte toute l'histoire de Lours. L'homme est né chez les Oroks, une peuplade mystérieuse installée dans une terrible forêt impénétrable. Après avoir fui sa tribu, il a vécu en différents endroits, peinant toujours à trouver un vrai foyer malgré ses multiples talents.

Dans son communiqué de presse, Soleil associe la saga des Ogres-dieux à Game of Thrones. Une comparaison que je rejoint : Hubert et Gatignol on l'art de créer une galerie de personnages passionnants, qu'on suivra chacun à leur tour avec avidité. Ce nouveau protagoniste, Lours, est un joyau de plus sur la couronne. L'usage du texte qui entrecoupe les parties "BD" est à mon sens plus malin que dans les tomes précédents. Là où il m'est arrivé de souffler en découvrant une page de texte dans les tomes 1 et 2, ici ils sont hyper nécessaires parce que ça permet de mieux comprendre le personnage de Lours. Par contre si vous n'aimez pas le texte, vous risquez d'être un peu frustrés ici...

Quand on aime une série, on frissonne toujours un peu à la sortie de chaque nouveau tome : et si ça devenait mauvais ? Point de crainte à avoir pour Les Ogres-dieux, ce nouveau tome est toujours aussi captivant, avec toujours ce dessin imposant aux formes arrondies, sublimé par cette colorisation si spéciale jouant sur les niveaux de gris. Une série à ne pas rater, surtout que Soleil propose pour les fêtes un coffret regroupant les trois tomes ! Le troisième volume est disponible au prix de 26 euros, le coffret coûte 78 euros.

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