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Le Voleur d'Estampes - tome 1, la critique

Franco-belge Le 14 jan 2016
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par Strafeur
Le Voleur d'Estampes - tome 1, la critique

L’avis de Strafeur8

On a aimé • Unique en son genre • Très documenté • Le style graphique
On a moins aimé • Quelques dialogues pas toujours clair • Un premier tome (trop?) introductif

Disponible depuis le 13 janvier, Le Voleur d'Estampes est l'aboutissement d'un long travail de recherche de l'animateur Camille Moulin-Dupré (Allons-y Alonzo), désireux de partager sa passion pour les estampes japonaises au travers une création originale qui signe ici son premier ouvrage.

Pensé dans différents formats, le projet a finalement vu le jour grâce au Samuraï Bambou d'un certain Taiyo Matsumoto, qui a fini de convaincre l'auteur français de la puissance du support papier.

Véritable plongée dans le XIXe siècle japonais, ce premier tome d'une série prévue comme un dyptique est l'occasion de découvrir le quotidien d'un petit village, chamboulé par l'arrivée d'un gouverneur chassé d'une grande ville par ses rivaux, venu se réfugier dans ce dernier afin de préparer sa contre-attaque. Le tout est illustré avec un dessin dans la plus pure tradition des estampes japonaises, tout en déclinaisons de noir et blanc pour une expérience de lecture inédite.

Saluons au passage la performance d'un Camille Moulin-Dupré très inspiré, n'hésitant pas à destructurer son découpage, et proposant régulièrement des doubles pages du plus bel effet.

On y suit un voleur nocturne, dont le nom n'est jamais mentionné, comme pour appuyer le fait que cela pourrait être n'importe qui, désintéressé de la valeur de ses larcins, cherchant à rétablir un équilibre face aux inégalités auxquelles il doit se confronter la journée lorsqu'il doit s'afférer à la tâche dans le restaurant familial.
Il emprunte également aux super héros des capacités hors du commun, un souci certain pour l'anonymat et un repaire secret où il entrepose ses reliques à la façon de Superman dans sa Forteresse de Solitude.

En parallèle, on suit la fille de ce gouverneur, second élément du duo rappelant invénitablement Roméo et Juliette, qui permet à l'auteur d'aborder des thèmes sociétaux prépondérants de l'époque, comme le fléau de l'opium, mais également les mariages arrangés.
N'hésitant pas à afficher des scènes de nues parfaitement intégrées grâce au style graphique de l'auteur, Le Voleur d'Estampe est parfois muet, parfois contemplatif, parfois très bavard et sait se muer en de nombreuses formes.

Si le Voleur d'Estampes n'est pas exempt de tout reproche ; le titre souffre en effet parfois de dialogues pas toujours très clairs, mais également de sa stature de premier tome, faisant office d'introduction et ne pouvant se permettre de grande extravagance ; il arrive tout de même à nous faire vivre une épopée des plus plaisantes dont on a hâte de découvrir la suite. Notons au passage la très belle édition proposée par Glénat, dans un format identique aux éditions perfect de titres comme Dragon Ball, Dr. Slump et j'en passe.

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