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Critique

Moins qu'hier, plus que demain : Fabcaro toujours aussi efficace dans ses gags

Franco-belge Le 27 mai 2018
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par LiseF
Moins qu'hier, plus que demain : Fabcaro toujours aussi efficace dans ses gags

L’avis de LiseF9

On a aimé • C'est drôle • Extrêmement drôle
On a moins aimé • Certains gags tombent un peu à plat (mais si peu)

C'est demain que sort Moins qu'hier, plus que demain, de Fabcaro. Avec cette nouvelle BD, l'auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï maintient le cap dans un registre qui lui est cher : l'humour ! Et un conseil, lorsque vous lirez cet album, installez-vous dans un endroit où vous n'aurez pas l'air stupide, parce qu'il est fort possible que vous éclatiez de rire de façon brutale et violente. Vous l'aurez compris, ce premier né de la collection Glénaaarg est pour moi un véritable coup de coeur.

Fabcaro s'acharne sur le concept de couple

Qu'attendez-vous de votre vie amoureuse ? Souhaitez-vous trouver le ou la partenaire idéale, avec qui vous serez heureux et épanoui, avec qui vous developperez une vraie complicité et qui saura vous soutenir au quotidien ? En refermant Moins qu'hier, plus que demain, vous n'en aurez plus forcément envie. Après Et si l'amour c'était aimer chez Six pieds sous terre, l'auteur s'attaque à nouveau au concept de couple. Dans l'album précédent, il reprenait les codes du roman photo pour créer des dialogues drôles et stupides. Cette fois on le retrouve avec son dessin si particulier, popularisé dans Zaï Zaï Zaï Zaï.

Tout est fait pour qu'on se concentre sur les dialogues plus que sur les dessins. Les scènes ne comportent pratiquement pas de décors, et les personnages sont presques identiques d'une case sur l'autre. On voit d'ailleurs à peine leurs expressions puisque la plupart du temps, les yeux sont représentés par de simples traits. De fait, on se concentre sur les dialogues trucculents composés par l'auteur.

Second degré est humour noir au pays de l'amour

Chaque page est comme une saynète, il ne s'agit pas là d'une histoire suivie. Et chaque saynètenous présente un couple : Agathe et Bernard, Flore et Jérémy, Alice et Bruno... Des prénoms tristement banals et presque ennuyeux, les mêmes que vos voisins de palliers, votre couple d'amis ou vos beaux-parents. Comme Fabcaro l'explique au micro d'Augustin Trapenard, l'idée est de présenter des couples comme on en voit partout, dans leur routine et leurs clichés. De fait, pas de couple gay dans Moins qu'hier, plus que demain : l'idée est de présenter une vision du couple affreusement traditionnelle.

Ce côté ennuyeux participe au comique de la BD : on rit de l'aspect caricatural des personnages, tout en croisant les doigts pour ne pas y ressembler. Entre piques un peu cruelles et discussions absurdes, rien n'est épargné aux protagonistes de Moins qu'hier plus que demain. On retrouve l'humour de Zaï Zaï Zaï Zaï, la BD qui avait provoqué un violent fou rire chez notre ami Republ33k. Certes, quelques gags tombent un peu à plat : l'album comporte par exemple un gag  filé, qui ne m'a pas particuliérement fait rire. Mais dans l'ensemble, c'est drôle à en recracher sa boisson. Alors ne buvez pas en lisant cette BD.

Une nouvelle fois, Fabcaro fait mouche : c'est drôle, méchant, et parfois absurde. Une BD qui se lit vite et qui se garde dans un coin pour la relire quand on a besoin de rigoler un bon coup. L'album est disponible au prix de 12,75 euros dès demain chez Glénat !

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