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Critique

Odyssée Sous Contrôle, la critique

Franco-belge Le 16 sept 2016
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par Republ33k
Odyssée Sous Contrôle, la critique

L’avis de Republ33k7

On a aimé • La beauté des planches • L'ambiance et les concepts • Le côté psychédélique bien rendu par la composition • L'édition
On a moins aimé • Parfois un poil trop déroutant • Un certain manque de respiration dans la narration • Des dialogues parfois très secs

Nouvel arrivant à rejoindre la collection consacrée aux adaptations de Stefan Wul chez Ankama, Odyssée Sous Contrôle nous propose, cette semaine, de revivre la folle expérience d'un agent secret spatial des plus troublés. Petit retour sur cette virée dans un space-opéra riche en influences, adapté par Dobbs, au scénario, et Stéphane Perger, aux dessins.

Voilà quelques années maintenant qu'Ankama adapte les univers de Stefan Wul dans une jolie collection qui lui est dédiée, et qui prend l'apparence d'un roman de gare aux promesses savoureuses. Il en va de même ici dans cette Odyssée Sous Contrôle, qui profite une nouvelle fois d'une très belle édition. L'avantage étant, dans le cas de cette histoire, de n'avoir qu'un seul album à s'offrir pour profiter de l'expérience complète.

Un one-shot, donc, qui séduit d'emblée grâce aux planches de Stéphane Perger. Techniquement très impresionnantes, elles profitent d'un découpage tantôt strict, tantôt plus libre, ce qui permet au dessinateur de renforcer les moments calmes, comme de sublimer les passages les plus psychédéliques de cette histoire, dans laquelle notre héros est chargé d'enquêter sur la disparition de plusieurs êtres humains dans des colonies spatiales reculées, et partagées avec les Cépodes, une étrange race alien.

Si  les dessins nous portent, c'est un peu moins le cas du scénario, qui souhaitait sans doute nous offrir des indices quant à la nature du twist final (qu'on ne vous révèlera pas ici), mais qui, à trop vouloir bien faire, finit par nous perdre. On a ainsi l'impression, parfois, de passer du coq à l'âne, ce qui rend difficile la compréhension des enjeux et des motivations des personnages, par exemple.

De le même ordre d'idée, il arrive parfois de buter sur quelques dialogues, trop secs ou au contraire tout à fait nébuleux, qui semble placés dans les planches sans logique particulière, si ce n'est celle de renforcer l'impression de confusion chez le lecteur. En ce sens, les écrits de Dobbs sont réussis, mais risquent bien de se retourner contre les lecteurs les moins versés dans des styles aussi planants.

Resteront alors un univers assez alléchant et ses concepts, qui parviennent à être distillés dans un album qui parfois, aurait mérité quelques pages de plus, pour fluidifier l'intrigue ou nous en apprendre plus sur sa diégèse. Mais l'expérience restera, on l'imagine, tout à fait plaisante pour les amateurs du romancier et les passionnés de science-fiction.

L'aspect psychédélique de cet album est finalement aussi charmeur que dangereux, à la lecture. D'un côté, on apprécie les planches de Stéphane Perger, mais de l'autre,  l'intrigue de Stefan Wul, adaptée par Dobbs, peut dérouter. A réserver aux fans de l'auteur et aux amateurs de science-fiction curieuse donc, mais en l'état, cette Odyssée Sous Contrôle ne manque pas de charmes.

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