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Sykes, La Critique

Franco-belge Le 02 dec 2015
1
par Strafeur
Sykes, La Critique

L’avis de Strafeur9

On a aimé • Le dessin incroyable de Dimitri Armand • Un récit intéressant tout du long • Des personnages aussi charismatiques que véritables
On a moins aimé • Une fin un peu prévisible

Sorti dans la collection Signé au Lombard le 6 novembre, Sykes est le fruit de la collaboration entre Pierre Dubois (Changeling) et Dimitri Armand (Salamandre). D'ailleurs, nous vous parlions récemment du très talentueux Dimitri dans notre critique du premier tome de Bob Morane Renaissance.

Ces deux auteurs n'ayant jusqu'à présent pas donné dans le genre du western, Sykes apparaît d'autant plus comme une franche réussite. Parce qu'on ne va pas se le cacher, Sykes s'est offert à moi comme une merveille.
Aussi bien dans son dessin, où Armand laisse littéralement exploser tout son talent pour des illustrations léchées et une colorisation, réalisée en compagnie de Sébastien Gérard, absolument éclatante, sans parler du découpage classique mais si efficace de l'album. Sans parler non plus du propos véhiculé par Pierre Dubois, un scénariste sur qui il faut compter si l'on en croit la qualité de ce beau bébé.

On y suit Sykes, une relecture du mythe du marshall solitaire, connu et craint par de nombreux brigands. Au point que ces derniers ont fini par le surnommer Sentence, un surnom qui lui vaut, comme souvent dans les récits de western, d'être défié par les plus téméraires d'entre eux.

C'est durant l'une de ces nombreuses missions que Sykes va voir son train de vie solitaire le quitter, le temps d'une rencontre malheureuse avec Jim, nouvel orphelin et rescapé d'une attaque de la ferme où sa mère, veuve, s'occupait de lui. Les deux compères vont alors partir sur les traces des malfrats, afin d'appliquer la justice implacable de Sentence et offrir à Jim sa vengeance, sans jamais verser dans un pathos qui nuirait au récit. 

Là où l'album constitue une nouvelle preuve que le western n'est pas mort dans la bande dessinée (on pense à Buffalo Runner mais aussi à Undertaker rien qu'en 2015), c'est que l'aventure continue quelques années plus tard, alors que Jim a été laissé à une famille aimante, désireuse de passer le pas de la disparition prématurée de leur premier né.

S'ensuit alors une seconde partie, où Sykes se retrouve confronté à la disparition des grandes étendues américaines, leur faune et leur flore, laissant place à l'expansion colossale de la révolution industrielle.

Si la fin de Sykes est malheureusement prévisible, on ne pourra que trop vous recommander cet album, nouveau one-shot incontournable du genre, lui offrant au passage un autre rafraichissement et s'inscrivant ainsi dans le renouveau du western à la française. Le genre d'album à offrir à toute votre famille pour Noël.

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