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Critique

Dragon Ball Super - Tome 1, la critique

Manga Le 10 avr
5
par AlexLeCoq
Dragon Ball Super - Tome 1, la critique

L’avis de AlexLeCoq5

On a aimé • la naïveté toujours de Goku (toujours) • le style "Toriyama" de Toyotaro • le retour des tournois
On a moins aimé • le rythme horrible • difficile de le conseiller • quelques cases râtées

Faut-il présenter Goku, Vegeta, Gohan, Krilin et toute la clique créée par Akira Toriyama avec le manga cultissime, Dragon Ball ? À moins d’avoir vécu dans une caverne, elle-même dans cachée dans une autre caverne, il est difficile d’être passé, de près ou de loin, à côté de l’œuvre ancrée dans la culture populaire depuis 33 ans maintenant.


Officiellement bouclée depuis le tome 42 de la série principale, Dragon Ball efface tout ce qui a existé depuis (Dragon Ball GT en tête) pour enfin offrir une suite à l’œuvre avec Dragon Ball Super. Mais est-ce la suite que les fans méritent ?
 

KaMEH-a-MEH-a

Débarquée sur les écrans depuis presque 2 ans déjà, Dragon Ball Super s’offre enfin une édition papier pour les plus réticents face à l’animation bancale de la série animée au centre de plusieurs polémiques depuis sa diffusion. Ayant fêté son 62ème anniversaire il y a quelques jours, Akira Toriyama a pris du recul par rapport à sa création même s’il est crédité en temps que scénariste principal de la série, épaulé au passage par Toyotaro.

Pas par là par hasard, l’artiste japonais est forcément connu des fans hardcore de la série puisqu’il a livré pendant plusieurs années sa propre interprétation des aventures de Goku avec sa propre fanfic, Dragon Ball: AF. S’inspirant de la scène franco-belge (avec l’exemple le plus récent d’Astérix et Obélix reprit par Didier Conrad et Jean-Yves Ferri), la Shueisha a décidé de garder le style “Toriyamesque” avec son jeune poulain qui imite son coup de crayon mieux que quiconque.

Et il faut l’avouer, Toyotaro sait redonner vie aux personnages de Dragon Ball avec brio. Malheureusement, un tel procédé est toujours piégeux car les défauts de ses quelques cases bancales ressortent par conséquent beaucoup plus.

"Tais-toi et mange" 

Mais pour ce premier tome, c’est surtout la fluidité de lecture qui fait énormément défaut et qui laisse un arrière goût de Senzu périmé dans la bouche. Pour recontextualiser le tout, Dragon Ball Super prend place entre la défaite de Buu face à Goku et le tournoi qui lui permettra, quelques années plus tard, de découvrir l’existence de son disciple au potentiel infini : Uub. La Terre est sauve et sans menace concrète, Goku est donc obligé par Chichi de trouver un boulot honnête afin d'apporter des zenis à la famille et arrêter sa course à la puissance. Rapidement, Kakarotto va tout de même découvrir l’existence de Beerus, le dieu de la Destruction de l’univers 7. Ce lapin de l'espace violet, dont la puissance n’a d’égal que sa gourmandise, va évidemment réveiller l'envie du Saiyan de tout péter pour devenir plus fort. Plus fort. PLUS FORT.

Le principal problème de ce tome 1 réside dans sa narration plus rapidement expédiée que la téléportation de Goku avec des scènes s’enchaînant sans laisser le temps de véritablement poser un univers et des retrouvailles de ces personnages qui font presque tous office de figurants. Pire encore et assez alarmant, “Les Guerriers de l’Univers 6” coupe des pans entiers de l’histoire présentée dans l’anime et par l’intermédiaire des films. Battle of Gods tient en effet sur quelques pages quand Ressurection of F est complètement relayé en deux paragraphes sur des cartouches calées entre deux cases. Ainsi, le statu quo change totalement d’un chapitre à l’autre ce qui laisse une question en suspent : à qui s’adresse cette version papier ? En effet, l’intérêt est assez moindre si vous suivez déjà la série animée et il est difficile de conseiller cette version papier à ceux qui ne connaissent pas encore Dragon Ball Super et qui voulaient le découvrir sur papier sans peine. La sanction étant de passer à côté d’arcs narratifs, ce qui nuit évidemment à l’expérience finale une fois ce premier tome bouclé. La grande question va maintenant être savoir si le rythme va se calmer avec les prochains tomes. Encore pire, ce tome 1 n'est pas même pas new reader friendly et se révèle être une piètre promotion pour des petits nouveaux qui voudraient découvrir Dragon Ball, et qui débuteraient malheureusement par le mauvais bout.

Le sentiment de nostalgie est clairement là avec ce Dragon Ball Super - Tome 1 car nous avions tous rêvé de détenir entre les mains la suite des aventures de Goku mais difficile de ne pas être dur face à un ouvrage bâclé dans son écriture qui joue justement sur l’amour de la saga pour ses fans afin de justifier un produit marketing bâtard. Si on peut comprendre son rythme plus condensé face à sa version petit écran, il est difficile de ne pas ressentir la petite Kakarot de la Shueisha qui dessert les amoureux du papier en les poussant presque de force à investir dans les derniers films de la saga (Battle of Gods et Ressurection of F) ou à regarder les 80 épisodes de la série déja diffusés.

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