Critique > Heart Gear, surprenant voyage au pays des robots
Critique

Heart Gear, surprenant voyage au pays des robots

Manga Le 05 nov 2019
0
par LiseF
Heart Gear, surprenant voyage au pays des robots

L’avis de LiseF8

On a aimé • Un rythme surprenant dans le bon sens du terme • Des personnages attachants • Un univers bourré de potentiel
On a moins aimé • On voudrait en savoir plus sur la chute de l'humanité...

Début 2018, Ki-oon démarrait la publication de Black Torch par Tsuyoshi Takaki. Un manga bourré d'action dans la pure tradition shonen, qui a fait son effet auprès des lecteurs francophones. Presque deux ans plus tard, l'auteur est de retour chez le même éditeur avec une nouvelle série, Heart Gear. Ici, l'esprit est totalement différent, et pourtant un retrouve ce talent indéniable qui imprègne son travail...

Seule parmi les robots

Heart Gear se déroule dans un monde où l'humanité a été décimée par une guerre sans pitié. Seuls restent les robots, créés au départ pour rendre service aux hommes dans de multiples taches, et devenus au fil du temps de véritables machines à tuer. Sur cette planète aujourd'hui uniquement peuplée d'être de métal, le robot chercheur Zett découvre un bébé dans une capsule tombée du ciel. Depuis, la petite Roue grandit en compagnie de ce robot qu'elle voit comme sa propre famille, et apprend à se débrouiller en tant que seul humain du monde.

Nous retrouvons le duo alors que Roue est âgée d'une dizaine d'années. Lorsqu'ils explorent un bâtiment abandonné, elle tombe sur Chrome, un robot désactivé. Accidentellement, elle le réveille et constate qu'il n'est doté d'aucun système d'exploitation : il n'a aucune fonction ! La fillette décide alors de le ramener tel un chien abandonné. Plus tard, le trio est attaqué par un insane, un androïde fou. Zett est détruit mais rien n'est perdu puisque Roue décide de récupérer son disque dur pour lui trouver un nouveau corps. Alors qu'elle se met en route dans ce monde vaste est dangereux, Chrome s'est enfin trouvé une fonction : il protégera Roue, coûte que coûte.

Poésie au pays des machines

Heart Gear est un manga surprenant à plus d'un titre. Quand on a lu Black Torch, on s'attend à un titre qui pète avec de la bonne bagarre et de l'action. De fait, on est déstabilisé et dans le bon sens du terme en découvrant le premier chapitre. Le rythme de ce premier tome est assez lent, on prend le temps de découvrir Roue et sa relation touchante avec Zett. Lorsque la fillette découvre Chrome, le robot ressemble à une grosse unité centrale d'ordinateur, extrêmement simple et brute. Ce n'est qu'avec le temps que ses capacités hors-norme vont se dévoiler... un peu à l'image de ce premier tome. Une première scène d'action survient, surprenante, presque dérangeante au milieu de cette ambiance paisible. Une particularité qui convient plutôt bien à cet univers dénué de vie, comme mis en pause.

Un univers que Tsuyoshi Takaki a particulièrement soigné. Entre chaque chapitre, une page de texte revient sur les événements qui ont mené à l'extinction de l'humanité. On regrette presque qu'il n'y ait qu'une page à chaque fois, tant le récit est intéressant. C'est finalement la seule frustration que j'ai recontré à la lecture d'Heart Gear. Côté graphismes, on se régale à contempler ces robots aux designs tellement variés, certains très simples comme Chrome au début de l'histoire, et d'autres très compliqués comme Marie, l'androïde de combat. Et puis il y a ces insanes, des robots restés coincés dans la période de guerre, qui continuent à voir toute personne comme un ennemi.

Pour ma part je croise les doigts pour en apprendre plus sur les terrifiants insanes, et l'histoire du monde avant sa chute, dans le prochain tome. Mais avec un personnage aussi attachant que Roue, et un monde bourré de possibilités, Heart Gear réussit un sans faute pour son premier tome. Celui-ci est disponible chez Ki-oon au prix de 10,50 euros.

Auteurs & Mots clés
les dernières news les dernières critiques
Vous êtes certain de vouloir supprimer ce commentaire ?