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Critique

Last Hero Inuyashiki - Tome 1, la critique

Manga Le 17 sept 2015
3
par Sullivan
Last Hero Inuyashiki - Tome 1, la critique

L’avis de Sullivan9

On a aimé • Hiroya Oku est définitivement un auteur précieux • L'après-Gantz très bien digéré • Beau à s'en damner
On a moins aimé • Un cliffhanger qui fait mal à la patience • Un numéro peut-être trop introductif

Auteur aussi vénéré que décrié, Hiroya Oku avait bousculé le petit monde des mangas à grands coups de tomes toujours plus extrêmes avec Gantz, une série devenue culte pour une bonne partie de son lectorat.  Rare, Oku est aujourd'hui de retour avec Last Hero Inuyashiki, une série parue chez Ki-Oon (qui nous faisait l'honneur de sortir ce premier tome lors de la dernière Japan Expo), un éditeur qui n'en finit plus d'ajouter les gros noms à son conséquent catalogue. 

Last Hero Inuyashiki, c'est certes l'histoire d'Ichigo, 58 ans, salaryman perdu d'un Japon impitoyable pour les plus faibles, mais c'est surtout un mélange des genres tellement riche qu'il échappe à toute classification beaucoup trop ennuyeuse pour l'imaginaire de son auteur. Sincère comme peu de ses contemporains, Oku ne semble pas être dans le calcul, lui qui livre des séries sur un rail, simple à suivre et pourtant si complexe grâce à un univers distillé par fines couches de mise en scène. 

En l'occurrence, le contexte de Last Hero, c'est la rencontre entre ce vieillard, son shiba et une lumière aveuglante, qui changeront sa constitution à tout jamais, puisque sa vieille carcasse méprisée par sa propre famille deviendra bientôt un cyborg surpuissant, capable de(s pires) prouesses et incapable d'expliquer son changement, lui qui semble être toujours le même au fond. 

Et si ces bases donnent lieu à plusieurs scènes déjà inoubliables lorsque l'auteur s'en sert pour dépeindre le Japon contemporain et les frontières qui séparent les générations, elles vont aussi préparer le déroulement d'une série à mi-chemin entre Breaking Bad et la Science-Fiction la plus glauque, nihiliste et tout simplement étrange. L'avantage, c'est que ce cocktail détonnant est sublimé par un dessin sans failles, d'un classicisme ultra-efficace pour un auteur que l'on savait capable d'un tel résultat, et qui nous rappelle les plus belles heures de son magnifique Gantz

Très au fait des techniques d'écriture les plus efficaces, Oku ne rate pas l'occasion de rajouter une couche de scénario en toute fin de tome, avec un second heureux élu capable de se transformer en arme vivante, qui fait surtout écho au message sur les jeunes que commence à développer l'auteur dès la première page de son récit. Ce n'est pas du génie, mais c'est une application particulièrement fine de ce qu'Oku pouvait tirer de mieux de ce premier tome. 

Bourré d'idées, dérangeant et parfaitement éxécuté, Last Hero Inuyashiki est l'une des claques de la rentrée. Cela maintenant plusieurs semaines qu'on vous le répète en Popcast et ailleurs, et vous êtes toujours dans les temps pour découvrir l'une des créations les plus réjouissantes du seinen ces derniers temps, en plus de célébrer l'un de ses auteurs phares, le furieux Hiroya Oku. Ne cherchez pas plus loin, il vous en coûtera un peu moins de 8€ chez Ki-Oon, vous pouvez commencer à vous diriger vers votre librairie préférée. 

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