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Top 5 : Les BD à lire quand le printemps arrive

Général Le 19 mars 2015
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par Alfro
Top 5 : Les BD à lire quand le printemps arrive

Les beaux jours sont de retour, et avec eux la joie de redécouvrir la lecture de bandes dessinées à la lumière naturelle et chaude du soleil. Alors que les terrasses se repeuplent et que l'on redécouvre les joies simples d'une balade sur les bords des canaux, quelle BD emporter avec soi pour accompagner la renaissance de la Nature ?

L'hiver révolu, c'est aussi l'hibernation qui prend fin. C'est d'autant plus vrai quand on est un ours et que l'on vit libre comme l'air sur une montagne des plus bucoliques. Ainsi, l'Ours Barnabé, personnage créé par Philippe Coudray dans les pages de la revue Amis Coop en 1980, est un personnage qui vit en harmonie avec une nature souvent drôle et capable d'être des plus surprenantes.

Ce fier représentant de la famille des ursidae partage une philosophie aussi hédoniste que pragmatique dans une série de gags en une planche, modèle choisi par l'auteur pour son immédiateté et sa capacité à délivrer un maximum d'informations en peu de temps. D'ailleurs, autant graphiquement que narrativement, Coudray allie cette simplicité apparente pour dévoiler un message plus profond et qui renoue avec la Nature.

Ce printemps-là est plus symbolique que climatique, mais on y retrouve la même idée de renouveau. Quand en 2010, Mohamed Bouazizi va s'immoler par désespoir et pour protester contre les abus du pouvoir en Tunisie, il ne se doutait sûrement pas que son acte serait déclencheur d'une révolution totale dans son pays qui embraserait par la suite toute la région et déclencherait le dernier grand mouvement libérateur que l'on connait désormais sous le nom de "Printemps arabe".

C'est cette période cruciale de l'histoire contemporaine qui est racontée dans cette BD sortie chez Futuropolis avec le soutien d'Amnesty International. Elle allie les dessins dynamique du jeune artiste Cyrille Pomès et l'analyse très précise et documentée de Jean-Pierre Filiu qui, avant de devenir scénariste de BD, est un spécialiste du monde arabo-musulman qui enseigne notamment à Sciences Po Paris. Le retour du soleil n'a jamais été synonyme d'un recul de la conscience après tout.

Avec le printemps, c'est le retour des hormones en folie qui pointe aussi le bout de son nez (et pas que chez les ados). Rien de mieux alors que la lecture de Love Hina, un manga où l'on suit le quotidien d'un loser patenté, Keitaro, qui se voit obligé de gérer l'auberge pour jeunes filles de sa tante alors qu'il essaie encore une fois de préparer son examen d'admission à l'université. Bien évidemment, il va multiplier les gaffes mais aussi les coups de cœur.

Ken Akamatsu est un auteur qui a toujours aimé briser les genres, alors quand il réalise ce qui s'apparente visiblement à un shôjo, il y met bien plus que de la romance à l'eau de rose et nous délivre une série aussi attachante que drôle. Une véritable d'air frais qui rappelle les premiers émois amoureux. Si vraiment les histoires d'amour vous effraient, vous pouvez aussi jeter un œil à sa dernière série UQ Holder, shônen d'apparence classique mais qui a encore une fois bien plus à délivrer que les poncifs du genre.

Le retour des beaux jours poussent inexorablement au voyage. Et comme on le sait, quand on part sur les routes, c'est tout autant pour découvrir de nouveaux paysages que pour se découvrir soi-même. Pas besoin pour autant de partir à l'autre bout du monde pour se retrouver soi-même, il suffit d'avoir une jeep et de partir en virée avec ses potes. C'est le point de départ du comics Off Road, sorti chez nous par Urban Comics.

Dans cette œuvre de jeunesse, Sean Murphy qui n'a pas encore percé dans l'impitoyable monde de la BD, s'inspire d'une aventure qui lui est arrivée pour conter une histoire d'amitié dans tout ce qu'elle peut avoir de plus complexe. Entre vérité qui éclate au grand jour, moments de bravoure et joie dans l'effort commun, cette courte bande dessinée profondément humaniste donne qu'une envie : tailler la route !

Ce qu'il y a certainement de plus agréable avec le retour des beaux jours, en dehors de se prendre une petite bière bien fraîche en terrasse, c'est de pouvoir redécouvrir le monde autour de soi sans avoir à se calfeutrer le plus possible dans ses couches de vêtements en espérant atteindre le plus rapidement possible le point chaud qui nous attend. Des fourmis nous gagne les jambes et on se prend des envies de promenades comme le héros de L'Homme qui Marche.

Ce manga fut la première œuvre de Jirô Taniguchi à être publiée en France (aux éditions Casterman). Il est surtout le premier manga que l'artiste fit entièrement seul, y exposant son amour pour les "petits rien" qui composent une existence. L'Homme qui Marche nous présente un quidam (et son chien) dont on ne connait juste que l'amour pour la contemplation, un chantre du "prendre son temps" que l'on confond souvent aujourd'hui avec le "perdre son temps". Une BD aussi humaniste que poignante et qui arrive à émouvoir en usant très peu de mots, le dessin servant de vaisseau à la pensée zen de son auteur.

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