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Blood & Steel : de sabres et de sangs

Manga Le 15 oct
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par Republ33k
Blood & Steel : de sabres et de sangs

À la croisée des chemins entre les séries japonaises et les séries chinoises se trouve Blood & Steel. Adapté des romans de Jozev, le Manhua de Felix Ip et d'Unicorn Studios met en scène des chevaliers chinois, des samouraïs japonais et bien d'autres praticiens des arts martiaux, qui les utilisent autant comme une philosophie de vie qu'un moyen d'arriver à leurs fins. D'où ce dossier qui retrace les valeurs et les faits d'armes des personnages de cette série, éditée en France du côté de Kotoji.

Tout commence par les romans de Jozev, que le public Hong-Kongais connaîssent sous le nom de Sangre y Acero. L'un des nombreux représentants de ce qu'on appelle là-bas le Wuxia, un genre de romans dédié aux arts martiaux. Il pratique les arts martiaux depuis 15 ans et trouve dans cette activité un moyen de s'exprimer de la manière la plus honnête possible. Se sentant proche de la philosophie d'un certain Bruce Lee, il explique volontiers que les arts martiaux sont un moyen de faire comprendre pensées, valeurs et émotions. En un mot, de montrer au monde quelle personne vous êtes. Une opinion, qui ô surprise, est également l'un des éléments centraux de Blood & Steel, qu'on parle du Manhua ou des romans qui l'inspirent.

Un Coktail d'influences

Comme plusieurs personnages de son œuvre, Jozev, de son vrain nom Kiu Chiang-Fu, se dit influencé par de multiples cultures, et pas seulement du point de vue des arts-martiaux. Pour lui, ce mélange est assurément une force, et il est en phase avec l'esprit de la cité où il réside, Hong Kong, elle aussi connue pour ses multiples influences. On tient sans doute ici ce qui fait, au moins en partie, la saveur de la série. Mais Blood & Steel ne fut pas simple à écrire pour autant. Depuis le passage de Louis Cha, légendaire auteur de Wuxia, le public Honk-Kongais, friand de romans d'arts martiaux, a une certaine idée de ce que doit être le genre.

Pour se frayer un chemin, Jozev choisira alors une approche de puriste. Praticien aguéri des arts martiaux, il ne veut pas écrire sur des personnages les utilisant pour la vengeance, l'amour, ou la patrie, qu'on retrouve systématiquement dans les Wuxia. Il veut simplement mettre en scène des héros qui cherchent à améliorer leur art, jusqu'aux limites du possible. Car dans le concept de l'art martial, c'est bien le premier mot qui intéresse l'auteur, qui considère l'obssesion des sportifs du mondes entier comme un art, ni plus ni moins. Et cet aspect des choses, mêlé à la philosophie développée par Bruce Lee, continue de dirigier son travail sur Blood & Steel, qui a pris de nouvelles formes, depuis quelques années déjà.

La rencontre

En effet, suite au succès de ses romans sur le marché Hong-Kongais - où ils sont d'énormes bestsellers - il s'attaque à l'adaptation en bande-dessinée de son œuvre dès 2010. Il n'est d'ailleurs pas étranger au neuvième art, puisqu'il écrit également le scénario de la série Claws of Darkness (parue chez Soleil) depuis 2005. Sa rencontre avec Unicorn Studios et Felix Ip ne fera qu'accélerer les choses, l'essai des romans étant transformé à vive allure par le Manhua, qui du côté de Hong Kong, est édité par Tong Li Publishing.

Maitenant que vous savez tout sur Jozev et ses travaux, passons au vif du sujet, au tranchant du sabre, j'ai nommé Blood & Steel, Manhua sur lequel Jozev et Felix Ip unissent leurs talents. Coté synopsis, l'histoire se déroule durant la dynastie Ming, et voit un jeune disciple de l'école Qingcheng, He Zischeng, lutter pour sa survie après que son maître et ses compagnons se soient fait assassinés par le clan des Wudang, une terrifiante école d'arts martiaux, dont la réputation est aussi sanglante que grandissante. Sur sa route, il rencontrera d'autres victimes, directes ou indirectes, des Wudang et de leur impitoyable processus de sélection : la soumission ou la mort.

Une guerre d'écoles

Comme bien d'autres séries asiatiques avant elle, Blood & Steel nous parle donc d'un conflit de factions, chacune possédant sa propre philosophie martiale, et ses propres techniques. C'est dans cette opposition d'écoles que prend racine le scénario plutôt direct de Blood & Steel, mais également ses différents sous-textes, sans doute aussi intéressants que les combats à décortiquer. En effet, on peut trouver dans la plupart des personnages principaux un écho à des thèmes récurrents du côté de la culture asiatique, mais également aux grandes valeurs universelles.

Aussi, faire de Wudang les méchants et de leurs adversaires les gentils serait parodier l'intrigue de Blood & Steel. Effectivement, les disciples des Wudang vivent dans un château noir et se vêtissent de robes tout aussi sombres. Et il n'hésitent pas à assassiner des innocents. Mais leur force ne provient pas d'une source obscure ou de je ne sais quel démon. Ils ont simplement décidé d'être les meilleurs praticiens d'arts martiaux sous le ciel, et pour cela, ils sont prêts à rejeter les traditions et les valeurs classiques de leurs concurrentes d'écoles. La tradition tenant une place prépondérante dans nombre de culture asiatiques, l'idée est loin d'être innocente.

Tradition(s) et indépendance(s)

Mais évidemment, les auteurs de l'œuvre ne cautionnent pas les actes des Wudang, qui par leur art martial, laissent transparaître une soif de pouvoir qui n'a rien de respectable. En revanche, c'est effectivement la fougue de la jeunesse, son rejet des règles et l'envie d'en créer des nouvelles qui donnera à ces antagonistes leur puissance. Une puissance dont il abusent, si on se réfère à leur sinistre apparence  : les dessins de Felix Ip et d'Unicorn Studios n'ont que peu de sympathie pour le faciès des Wudang, souvent diformes, blessés ou proprement monstrueux.

Il ne faut pas se réfugier dans la tradition et camper dans ses valeurs pour autant. C'est toute la beauté de Blood & Steel et de sa philosophie : les rares résistant à l'oppression des Wudang sont des individus issus de nationalités, de milieux sociaux, de genres et de traditions très différentes. Et c'est ce mélange qui fait leur force. Une force peut-être supérieure à celle, à double tranchant, des Wudang. Transparaissent ici les valeurs de Jozev et de Felix Ip (vous le verrez dans son interview), qui voient dans ce mélange une source de richesses intarissable.

La force de la jeunesse

À ce titre, il n'est pas étonnant de constater que les héros de notre histoire sont, pour la plupart, des jeunes. Yan Heng, dernier survivant et simple disciple (et non chevalier) de son école, est en plein apprentissage. Pas encore formaté, il a l'occasion de se frotter à d'autres points de vues, pour forger son esprit comme on forge un sabre. Dans un feu d'origines parfois très différentes. Jing Lie, de son côté, vient d'une école modeste, elle aussi disparue, mais enrobe son humulité de dizaines de voyages, qui l'ont poussé à exercer son libre-arbitre. Même au combat, il travaille sa singularité, en témoigne la rame de navire qui lui sert d'arme.

On retrouve également Koreiran Shimazu, une japonaise bien décidée à retrouver son honneur par elle-même, et par la voie du sabre. Epouse abandonnée, elle est l'un des personnages féminins forts de notre histoire, et n'a rien à envier à ses camarades d'armes masculins, car sa force vient aussi d'une détermination sans faille doublée d'influences variées. Encore un parcours unique, pour un combattant unique.

Finalement, le seul vétéran de notre groupe de résistants est Sun Wuyue. Un vénérable praticien de l'école Emei. Mais une fois encore, sa destinée est loin d'être typique, puisque Sun Wuyue est un paria pour sa propre école, qu'il a décidé de quitter suite à sa passivité face à l'influence des Wudang. Il a donc sacrifié une position confortable dans son école pour vivre en conformité avec ses valeurs, et mine de rien, ça force le respect. Comme tous les autres parcours présentés par les quatre tomes de Blood & Steel, qui nous parlent toujours, d'une manière ou d'une autre, de valeurs et de traditions.

Évidémment, Blood & Steel n'est pas qu'un essai sur le conflit des valeurs et des traditions. C'est également un récit guérrier dans la plus pure tradition de "la voie du Ronin" qui voit des personnages solitaires s'entraîner, apprendre et pratiquer dans l'unique but de l'emporter sur leurs terrifiants adversaires.

Des dessins tranchants

Avant toute chose, on notera que l'aspect martial de la série se voit superbement servi par Felix Ip et les équipes d'Unicorn Studios, qui font un travail parfois génial et toujours remarquable. Propre et dynamique, le trait de Blood & Steel synthétise avec brio un réalisme - comme dans l'illustration des techniques de combat, par exemple - et une forme d'éxagération qui va appuyer le rythme des affrontements, comme lorsque les lames ou les lances sont déformées pour suggérer un mouvement d'une mortelle précision. Une formule finalement très académique du côté de la bande-dessinée asiatique, mais que Blood & Steel sublime dans une approche aussi élégante que technique, mais nous y reviendrons.

L'utilisation du noir et blanc et à l'image de l'aspect visuel de Blood & Steel. Loin de se limiter aux codes du genre ou à sa nationalité, ce noir et blanc joue parfois avec le lecteur dans des blanches qui ne sont pas sans rappeler le clair-obscur d'un Frank Miller sur Sin City, pour faire une comparaison de l'autre côté de l'océan. Mais ce qui marquera sans l'ombre d'un doute les lecteurs de Blood & Steel, c'est l'aspect technique de sa narration, scénaristique comme visuelle.

Au service de la technique

Là encore, rien de bien original, nombreux sont les séries de bandes-dessinées asiatiques qui font la part belle à la maîtrise de techniques, ou dans lesquelles on entend nos personnages hurler le nom de leurs bottes secrètes. Mais, dans une discrète forme d'habitude, Blood & Steel s'offre une cerise au-dessus de ce gâteau en gratifiant son lecteur d'une vraie connaissance technique au fil des pages. Les mouvements, fidèlement reproduits - les auteurs pratiquent eux-mêmes les arts martiaux pour plus de réalisme - sont décrits dans une forme de monologue intérieur omniscient, par exemple. Aussi surprenant qu'indispensable, il nous permet, au fur et à mesure qu'on s'y habitude, de comprendre les efforts déployés par les personnages.

De cet aspect technique des choses naît alors une vraie empathie pour les personnages, dont nous comprenons la moindre goutte de sueur ou de sang versé. Il en va de même pour les armes qu'ils utilisent, personnages à part entière dans Blood & Steel, dont l'utilisation, l'histoire et les effets sont décrits avec une efficacité dingue, qui favorisera l'immersion du lecteur même le moins sportif dans ce monde fait de sabres. C'est simple, en nous expliquant tout ou presque - même les éléments légèrement surnaturels sont élucidés dans une pensée toute scientifique - Blood & Steel nous prouve qu'il n'est pas toujours nécessaire de laisser l'imaginaire du lecteur travailler. Ici, nous sommes guidés, mais cela rend les combats plus impressionnants et gratifiants encore, en témoigne le dernier et quatrième tome en date, qui consacre la moitié de ses planches à affrontement insoutenable à plusieurs lames.

Une petite encyclopédie

Pour couronner l'ensemble, Jozev, Felix Ip et les équipes d'Unicorn Studios ne referment pas un seul tome sans quelques pages de bonus qui nous présentent les différentes armes utilisés dans le dit album. Un bonheur pour les curieux, les historiens et les amateurs du fait militaire, qui ajoute un autre niveau de compréhension à l'œuvre, alors qu'on s'apprête à la refermer. Un luxe unique, en somme.

Quelles sont tes influences pour Blood & Steel ? De notre côté on pense beaucoup aux films de Kurozawa et à Vagabond !

Je pense qu'il y a l’auteur de Vagabond (Takehiko Inoue, ndlr), je ne sais pas comment prononcer ça en anglais (rires), il y a aussi Hiroaki Samura avec Blade of the Immortal (L'habitant de l'Infini). Je ne sais pas si tu le connais mais tu dois y jeter un œil ! Sa composition est incroyable, j’apprends beaucoup de lui, de son style, de ses travaux. Ces deux-là sont parmi mes références les plus importantes quand je m’attaque à Blood & Steel.

Quelque chose me frappe dans Blood & Steel, c'est le mélange des nationalités. De ton côté d'ailleurs, tu es Hong-Kongais, qui est publié en France et qui parle de chevaliers chinois et de Samouraïs japonais ! N'es-tu pas un peu perdu, ou au contraire, comme Jing Lee, c'est ce mélange qui fait ta force ?

Nous en avons parlé avec l’auteur du roman (Jozev). Je sais qu’il a essayé d'amener quelque chose de nouveau. Les personnages chinois pensent que leur Kung-Fu est le meilleur. Mais ce n’est pas le cas, tu le sais bien, quand on découvre les personnages japonais on s’en rend bien compte. On se nourrit toujours d’autres styles, d’autres influences. Je pense qu’il n’y pas de meilleur école d’artistes martiaux par exemple. C’est pourquoi un personnage comme cette samouraï japonaise (il désigne Koreiran) est un personnage très, très puissant.

Dès le tome 3 de la série, on voit apparaître de nombreux personnages féminins d'ailleurs, était-ce intentionnel ?

Je pense qu’on voulait être sûr que tout le monde comprenne. Les deux premiers tomes nous parlent d’arts martiaux. Mais on voulait montrer qu’un excellent combattant pouvait être une femme, pouvait être quelqu’un d’une autre origine, d’un autre pays. C’est pour ça qu’elle est là. Et ce gars-là (il désigne Jing Lie) il vient d’une toute petite province que personne ne connaît, il suit, en quelque sorte, la voie de Bruce Lee, il tente d’absorber toutes sortes de styles, pour les mélanger, devenir quelqu’un d’unique. Et il est aussi inspiré de ce qu’on voit chez Myamoto (Musashi, ndlr) : il défie tout le monde, et tente d’être le meilleur, ou juste de se rendre plus fort, c’est ça son but. Dans la première partie de l’histoire tout le monde campe sur son école, on ne sait pas pourquoi, puis ses personnages arrivent, ça change tout.

Peux-tu me parler de votre approche des arts martiaux ? On sait que la série Blood & Steel est très renseignée, en témoigne les dernières pages de chaque tome, par exemple.

Si tu regardes bien, dans les histoires originelles d’arts martiaux, tout est une question de Qi. Tu l’as, tu peux tout faire (il mime l’adversaire qui s’envole face à cette puissance) c’est magique. On ne voulait pas faire ça. Il y en a beaucoup trop. Même les grands auteurs. Quand ils décrivent les arts martiaux, ce ne sont pas les vrais arts martiaux. L’avantage, c’est que l’auteur, Jozev, il pratique les arts martiaux lui-même. Il a essayé de s’en servir, d’en faire un nouvel angle d’attaque, c’est presque un point de vue sportif sur la chose, comme s’il s’agissait de basket ball, on voulait montrer qu’il faut s’entraîner, qu’il faut façonner ses muscles, son esprit, tout ! Nous avons voulu convoquer tous ces éléments  "scientifiques’" pour rendre l’histoire plus vraisemblable.

C’est juste l’angle que nous avons essayé, ou plutôt qu’il a essayé de développer. Donc quand je dessine ce bande-dessinée, je dois apprendre, pour être sûr de transmettre ce message, cette philosophie. Jusque dans les détails, comment tenir cette épée, par exemple. Les gens qui pratiquent les arts martiaux viennent ensuite me dire :  "ouah, vous avez su capturer les détails, et l’histoire n’en est que meilleure" bon j’ai aussi des messages de spécialistes qui me disent aussi "heu, okay, je crois que vous ne le faites pas toujours correctement, ce n’est pas comme ça qu’on tient cette épée !"

Donc tu as beaucoup de feedbacks de la parts des spécialistes ? Est-ce qu’ils aiment ce que tu fais ?

Oh oui, et on apprend beaucoup d’eux ! Ils aiment beaucoup mais ça ne les empêche pas de noter deux trois petites choses. A ce moment-là, je leur demande de me donner un vrai feedback, et j’écoute attentivement, j’ai besoin d’apprendre. Plus j’apprends, mieux ce sera !

Pour aller vers un autre sujet, que penses-tu du marché de la bande-dessinée en Chine ?

Il se passe beaucoup de choses. Ce serait difficile pour moi de décrire ça en quelques mots. Mais le style, le trait, aujourd’hui, s’approche essentiellement des animés pour adolescents, tout devient plus enfantin. Ils adaptent beaucoup de choses dans ce style, même Blood & Steel ! Nous avons des versions chinoises des titres japonais, mais en ce moment, ils s’intéressent avant tout à des titres destinés aux enfants, qui ne mettent en scène que des garçons, ou qui au contraire, sont complètement girly. Le marché, pour le grand public, va ressembler à ça. Ils essaient d’adapter tous les bandes-dessinées à ce marché. Ils ont été nous voir, et du coup on se retrouve avec une version adolescente de Blood & Steel. Tous les personnages y paraissent identiques, on ne les distingue que par les couleurs de leurs vêtements ! Verts ! Rouges !

Mais votre version est meilleure, du coup ?

Oh, je ne sais pas, je crois ? On essaie de rester fidèle à notre direction.

Du côté de l'animation, tu as déjà produit différents métrages, y compris sur les Tortues Ninja, mais peux-tu nous parler de Monkey King Reloaded, ta dernière production ?

Je l’ai réalisé, en fait ! Le film a été fini avant que je quitte Unicorn Studios. Je crois qu’ils cherchent toujours un distributeur. Je crois qu’ils veulent le sortir l’année prochaine, parce que ce sera l’année du singe ! C’est le moment ou jamais ! Mais je sais qu’ils n’arrivent pas à trouver un distributeur pour l’Amérique du Nord. C’est pourquoi le studio a dû être restructuré. Du coup je suis parti, et maintenant je me focalise sur mes projets personnels.

Tu peux nous en toucher quelques mots ?

Hé bien je continue à travailler sur Blood & Steel à titre personnel, et je travaille pour des magazines de bande-dessinée à Honk Kong. Je suis en train d’écrire une série, plus dans le style de Robotech, je n’en suis qu’au début, mais ça ne sera pas très long, plus ou moins l’équivalent d’un film, j’essaie de tester l’intérêt des gens là-dessus avec un premier essai.

Est-ce que c’est de l’animation ?

Non non c’est bien de la bande-dessinée ! Mais je sais que Unicorn, eux, vont continuer d’adapter des œuvres en animation. Je pourrais peut-être retravailler pour eux. Je travaille pour mon propre compte maintenant, je fais toujours un peu d’animation en guise de petits boulots, comme free-lance, avant les productions, comme character designer par exemple. Et je pense que je continuerai faire un peu de concept-art mais tout ça prend du temps donc je vais me concentrer sur mes projets personnels !

 Projets que nous suivrons avec le plus grand intérêt ! Merci à Felix et à Manga Café V2 pour cette belle rencontre !

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