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Exilium : quitter la terre pour un autre enfer

Franco-belge Le 22 mars 2018
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par LiseF
Exilium : quitter la terre pour un autre enfer

Il se dégage comme une thématique générale chez Glénat en ce moment : en début d'année l'éditeur publiait Colonisation, l'histoire de l'humanité qui décidait de quitter la terre pour aller vivre sur d'autres planètes. Et c'est un thème bien similaire que l'éditeur nous propose avec Exilium, une nouvelle série dont le premier tome sort cette semaine, intitulé Koïos. Là encore, les humains ont rendu leur planète invivable et ont choisi de partir vivre ailleurs dans l'espace. C'est là que l'histoire change : l'énorme vaisseau, où les passagers étaient plongés dans un sommeil artificiel, s'est crashé sur une planète recouverte de verdure.

Un enfer vert

Les années ont passé, et les survivants ont monté de bric et de broc une sorte de ville autour du vaisseau écrasé. Un futur qui n'a rien d'utopique, puisque la planète n'est pas d'accord pour les accueillir. Les membres de cette nouvelle ville sont régulièrement attaqués par la forêt, comme si la faune et la flore de cette planète était guidée par un seul et même esprit. Et cet esprit ne veut clairement pas d'eux... 

La verdure, elle est omniprésente dans ce nouvel environnement. Plus de cent ans après s'être crashés, les humains n'ont pas trouvé de moyen pour vivre en harmonie avec la forêt. Chaque nuit, la végétation gagne du terrain sur la ville et tous les matins, une équipe doit brûler les branches pour les empêcher de progresser. Tels de monstrueux tentacules végétaux, les arbres attaquent les habitants. On pourrait croire à une simple fable écologique, où une planète agresse ses habitants qui agressaient par le passé leur propre planète. Mais Exilium est bien plus que ça.

Sonntag, l'antérieur

Au milieu de ce bazard on suit l'histoire de Sonntag, qui est resté plongé dans le sommeil artificiel pendant la création de la ville. Il se réveille péniblement et est tout de suite pris en charge par deux résidents, vêtus de lambeaux et bien mal nourris quand lui est toujours habillé à la mode luxueuse du vaisseau. Il découvre ce monde si différent, bien loin de l'utopie initialement prévue lors du départ depuis la terre.

Exilium est dans un premier temps nimbé de mystères. On découvre en même temps que Sonntag l'enfer dans lequel se sont retrouvés les survivants du crash, puis leurs enfants et leurs petits enfants. On essaie de comprendre pourquoi la végétation s'en prend à eux de cette façon et pourquoi certains habitants sont kidnappés pour être transformés en ombres, des sortes de goules malfaisantes. En plus de tout ça, on essaie de comprendre Sonntag. Car finalement, c'est le personnage principal de cette histoire qui est le plus bizarre : il devrait être surpris de ce qu'il découvre, mais il semble en fait en savoir beaucoup plus que prévu...

Les deux premiers tiers de l'album sont donc pleins de questions. Ce n'est que vers la fin qu'on va obtenir de vraies réponses : pas tout évidemment puisqu'Exilium est une série, mais suffisament pour que le récit devienne palpitant et chargé de dilemmes.

Dans ce premier tome, Cédric Simon et Éric Stalner posent les bases. On prend le temps de découvrir ce nouveau mondes, ses protagonistes et ses antagonistes, et ses problèmatiques. Un début qui annonce des aventures pleines de mystères pour les prochains volumes, au coeur de cette ambiance végétale terrible et menacante. Le premier tome d'Exilium est à retrouver chez Glénat au prix de 14,50 euros.

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