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Jack London, Arriver à bon port ou sombrer en essayant - La collec de la rédac’

Franco-belge Le 31 jul
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par LiseF
Jack London, Arriver à bon port ou sombrer en essayant - La collec de la rédac’

S’il y a un homme qui représente l’aventurier par excellence, c’est bien Jack London. S’il est aujourd’hui principalement connu pour son travail d’écrivain, l’auteur de L’Appel de la Forêt fut journaliste, politicien, chercheur d’or et même navigateur.

Je profite de cette période plus tranquille des vacances pour vous parler de ce titre qui m’a marquée. Jack London, Arriver à bon port ou sombrer en essayant vous donnera à coup sûr des envies d’ailleurs, d’aventures… Et de frissons.

L’écrivain navigateur

En avril 1907, Jack London se lance dans une entreprise folle : il veut faire le tour du monde avec son équipage et sa compagne en voilier. Il est déjà connu pour ses oeuvres et a vécu beaucoup de choses : il a déserté l’armée pour se lancer dans l’étude du marxisme, s’est initié à la vie rude de chercheur d’or… Pourtant, nombreux ceux qui paraient que l’aventurier mourra en mer.

 

Dans son roman graphique paru l’an dernier chez Le Lombard, Koza nous raconte cette ambitieuse épopée, à sa manière. Comme il l’explique en préface, il n’a pas pour ambition de réaliser une biographie, mais seulement de raconter un voyage. À ses côtés, on va découvrir des îles étonnantes, des populations cachées, des pratiques nouvelles…

Une oeuvre d’art à chaque page

Si le voyage sert de fil rouge à l’ouvrage, on sent que c’est surtout un prétexte pour Koza pour se faire plaisir dans le dessin des multiples paysages que va découvrir Jack London. La mer évidemment, est sublime sous le trait de l’artiste. Certaines cases y sont entièrement dédiées et elle est représentée sous toutes ses coutures. Parfois calme, terriblement plate pour le voilier immobilisé. Parfois vrombissante et cruelle, formant des monts et des cratères. Le pinceau de Koza se fait fou, indiscipliné, impressionnant.

Mais sur la terre ferme aussi, l’auteur donne tout ce qu’il a. En jouant sur les camaïeux de couleurs (les souvenirs de la guerre sont rouges, ceux de la montagne sont blancs…) il parvient à créer des ambiances qui donneraient presque l’impression d’y être.

Passionnés de Jack London, vous ne trouverez pas ici un carnet de bord détaillé vous permettant d’ne apprendre plus sur l’auteur. C’est plutôt la partie artistique qui est intéressante : on s’ébahit à chaque page, on ressent les dessins plus qu’on ne les comprend. Comme les oeuvres de London, cette BD vous donnera envie de partir à l’aventure, de découvrir de nouveaux horizons. Et accessoirement de voir si Koza ne vend pas ses originaux. La BD est à retrouver chez Le Lombard au prix de 20 euros.

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