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Le dernier Atlas : une uchronie bourrée de mystères et d'aventures démarre chez Dupuis

Franco-belge Le 21 mars 2019
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par LiseF
Le dernier Atlas : une uchronie bourrée de mystères et d'aventures démarre chez Dupuis

Le 15 mars dernier sortait chez Dupuis le premier tome du Dernier Atlas, nouvelle série-événement de Dupuis. Pourquoi événement ? Parce qu'elle regroupe quatre grands noms de la bande dessinée franco-belge actuelle : Fabien Vehlmann et Gwen de Bonneval sont au scénario, accompagnés de Hervé Tanquerelle et Fred Blanchard au dessin. Si le format de l'album est typique du franco-belge, son épaisseur elle l'est un peu moins : le premier volet de ce triptyque compte près de 230 pages... Pour une bonne dose de mystères et d'aventures !

La petite et la grande Histoire

Une guerre de gangs, une journaliste toujours là où il ne faut pas, un pan de l'Histoire qu'on préférerait oublier, une menace terrible et mystérieuse... Il y a tout ça dans Le dernier Atlas, et il fallait bien 230 pages pour le raconter ! Mais commencons par le commencement : on suit l'histoire d'Ismaël Tayeb, un type pas clair qui vend des bornes d'arcades truquées. Quand il blesse le grand patron en tentant de lui sauver la vie, ce dernier l'embarque avec lui en Algérie, histoire de le mettre un temps au vert. L'Algérie fut au centre de l'imbroglio politique qui a conduit la France à fabriquer durant la guerre les Atlas. Hé oui, parce que Le dernier Atlas est une uchronie ! Dans ce monde, un jeune intellectuel algérien a conseillé De Gaulle pour qu'il crée d'immenses robots ouvriers, les Atlas.

Des années plus tard, les colosses ne sont plus et tous ont été désossés pour que les pièces soient réutilisées. Quand un groupe terroriste lui demande de lui fournir du matériel nucléaire, Ismaël a une idée : il va faire remarcher le George Sand, le tout dernier Atlas, échoué en Inde, et que personne n'a pu déplacer. Pendant ce temps dans le désert de Tassili, de drôles de phénomènes se produisent : des millions d'oiseaux s'y laissent mourir, et de surprenants séismes secouent la région...

Juste ce qu'il faut de mystères et de réponses

C'est une véritable épopée qui débute chez Dupuis, portée par une galerie de personnages fascinante : escrocs, scientifiques, ingénieurs, journalistes... Au centre de tout ce petit monde, il y a Ismaël, personnage principal qu'on rencontre pour la première fois alors qu'il casse la gueule d'un mauvais payeur. Le ton est donné : Ismaël n'est pas un gentil. Pourtant, on va vite s'attacher à ce type intelligent, peut-être le seul au monde à avoir un tout petit peu compris ce qui se passe dans le désert de Tassili. Ismaël est un visionnaire, et c'est ce qui donne envie de le suivre.

Le dernier Atlas m'a un peu fait penser à l'Homme Gribouillé, l'un de mes coups de coeur de 2018. L'histoire est chapitrée, hyper réfléchie, et sort vraiment de l'ordinaire. C'est le genre d'album qu'on se force à ne lire que petits bouts par petits bouts, pour faire durer le plaisir. Deux récits s'entremêlent : celui du mystère du désert de Tassili, observé d'un oeil curieux par la journaliste Françoise Halfort, et celui des affaires de plus en plus louches dans lesquelles trempe Ismaël. Les auteurs parviennent à rendre le tout cohérent, et même diablement addictif. Trois tomes sont prévus, et je croise les doigts pour qu'ils soient tous aussi épais que le premier !

Essai transformé donc pour ce premier tome du Dernier Atlas. Si les auteurs mettent en place pas mal de mystères, on a déjà plusieurs réponses à la fin du volume... Et de nouvelles questions ! L'histoire avance et devient de plus en plus palpitante, rendant l'attente du second tome d'autant plus difficile. Le premier volume est disponible au prix de 25 euros chez Dupuis.

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