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Édito #41 : J-Stars Victory VS est-il le jeu ultime des fans de Shônen?

Manga Le 29 juin 2015
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par Sullivan
Édito #41 : J-Stars Victory VS est-il le jeu ultime des fans de Shônen?

Cela fait maintenant une semaine que nous avons la chance de poser nos mains sur J-Stars Victory VS+, un jeu qui n'est pas seulement un nom à rallonge ni une sortie décalée par rapport à nos cousins nippons, mais bel et bien la rencontre de TOUS les grands noms du Shônen Jump, amenés ici à se rentrer dans le lard sans sommation.
Et plutôt que de vous proposer un test sur des critères d'analyse beaucoup trop classiques et rébarbatifs pour ce genre de projets qui ne peuvent désormais plus réellement lutter avec le marché impitoyable des Triple A (bien occupé ces jours-ci par Batman), revenons ensemble sur les raisons qui font de ce "petit jeu sorti à la bourre" l'un des plus grands bordels que vous pourrez vivre aux côtés de vos potes amoureux d'animés. 

Développé par Spike Chunsoft, dont c'est ici le premier jeu destiné  aux consoles de salon, J-Stars Victory VS est d'abord sorti en 2014 sur PS3, et a la chance de nous parvenir aujourd'hui dans sa version optimum, sorte de GOTY venue du Japon qui vous propose directement la totalité du roster disponible (sans passer par le douloureux exercice des DLCs), ainsi que la totalité des modes et des arènes, qui sont elles aussi des éléments majeurs du jeu à part entière. L'ironie veut d'ailleurs qu'au départ, Spike Chunsoft est une société spécialisée dans la localisation de jeux occidentaux pour le japon, et la société affiche sur son CV quelques jeux de renoms : The Witcher, Hotline Miami, Epic Mickey et j'en passe.  

Bref, J-Stars est désormais disponible dans nos contrées (officiellement) depuis vendredi dernier, et vous êtes nombreux à hésiter au moment de passer à la caisse, par peur d'être victimes d'un effet de hype à la simple vue de la couverture du titre, qui vous présente plus ou moins les héros de votre enfance, pour la première fois côte-à-côté dans un brawler que vous avez (sûrement) peur de trouver trop creux, à l'image de ses nombreux prédécesseurs qui adaptaient mollement des mangas pourtant ô combien dynamiques. Je ne vous mentirai pas : J-Stars fait partie de ces jeux aux menus austères, aux possibilités limitées (vous trouverez un mode solo découpé en 3 quêtes, menées tour à tour par Luffy, Naruto et Goku, un mode arcade et un mode VS ultra classique). Là où J-Stars diffère, c'est d'abord dans son approche du jeu de baston. Construit sur les cendres de cette génération de jeux Dragon Ball qui vous permettent de vous déplacer en 3D dans une arène d'une simple pression du dash, le jeu effraie au premier abord. Trop facile, pas toujours magnifique (on notera d'ailleurs l'inégalité dans la représentation des personnages, certains s'adaptatant à la perfection à ce traitement Cel-Shading 3D), maigre en termes de contenu déblocable à l'exception de la boutique où vous acheterez de nouveaux combattants [...]. Pourtant, à force d'y revenir (et c'est là la force du jeu, qui propose des combats de 5 minutes à peine, vous encourageant souvent à remettre les mains sur vos sticks pour "un dernier fight"), le jeu gagne à être abordé en profondeur, fort de ses mécaniques pas si désuettes, entre parry, block, counter, juggles, dash et j'en passe. Autre élément fort appréciable pour ceux qui, comme moi, ne lâchent pas l'affaire avec les jeux de baston à licence : chaque personnage possède ses propres caractéristiques et, si le gameplay propose les mêmes touches à chacun, aucun héros n'abordera le combat de la même façon et devra être apprivoisé avant de pouvoir s'élancer comme un damné sur ses adversaires. 

Ajoutez à ça une vidéo d'intro' qui vous attrape par les sentiments pour ne jamais vous laisser partir, un roster de 39 personnages dont certaines raretés totales en matière de jeux vidéo (je vous passe le plaisir de mettre les mains sur Hiei et Yusuke, des années après avoir saigné la rom Megadrive de YuYu Hakusho : Maikou Toitsusen), 13 personnages "support" qui deviennent de moins en moins inutiles et de plus en plus précieux à mesure que votre skill s'affine, et vous obtenez un jeu pas superbement équilibré, mais ô combien efficace pour vos soirées. À mi-chemin entre le VS Fighting et le Party Game dans le feeling, J-Stars Victory VS vous propose surtout des affrontements à en réveiller vos voisins, des attaques spéciales qui vous chatouillent juste où il faut par leur fidélité totale, ainsi que des combinaisons aussi improbables que diaboliquement efficaces. À 4 joueurs, le jeu devient même l'un des plus sérieux concurrents de Smash Bros, la compétitivé en bout de course en moins. Bref, si vous êtes fans des plus grands shônens (vous y trouverez pêle-mêle Assassination Classroom, Bleach, Naruto, One Piece, Dragon Ball, Slump, Hokuto No Ken, Gin Tama, Saint Seiya, Kenshin, Reborn!, JoJo's Bizarre Adventure, Hunter x Hunter, Toriko...) et que vous êtes rôdés à l'industrie du VS Fighting à base de licences, J-Stars Victory VS+ est définitivement pour vous et constitue même un excellent premier jeu pour Spike Chunsoft, un studio que l'on espère déjà revoir sur l'exercice, pour une édition plus généreuse en termes de licences, de contenu et forte d'un mode solo un peu plus accrocheur que celui-ci. 

Quant à la question de savoir si le jeu mérite ses 60 (!) euros, je vous conseillerai très sincèrement d'attendre quelque peu et de le trouver à un prix moins élevé, ce qui ne devrait pas tellement tarder. 

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