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Redécouvrir Fruits Basket, seize ans après

Manga Le 16 fev
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par LiseF
Redécouvrir Fruits Basket, seize ans après

En 2002 sortait le premier tome de Fruits Basket aux éditions Delcourt. La couverture verte nous donnait à voir une Tohru tout sourire, annoncant le modèle pour les tomes suivant : à chaque fois une couleur, un personnage, un signe du zodiaque. J'avais huit ans à l'époque, et ce n'est que quelques années plus tard que je me suis plongée dans cette saga. Très vite, les 23 tomes se sont entassés sur ma bibliothèque, et puis j'ai grandi et je les ai délaissés.

Le 14 février dernier, Delcourt Tonkam a décidé de donner une seconde vie à la saga, en la re-publiant sous forme de perfect édition : chaque volume comprend deux tomes et des bonus, il y aura donc douze volumes en tout. L'occasion pour moi de me replonger dans une saga qui a bercé mon enfance. Et de constater que c'est toujours aussi bien.

L'histoire d'une malédiction

Revenons sur l'histoire, parce que si ça se trouve vous êtes passés entre les mailles du filet et vous ne savez même pas de quoi ça parle. Dans Fruits Basket on suit le personnage de Tohru, une lycéenne dont la mère vient tout juste de mourir. Orpheline, elle a peur d'embêter sa famille qu'elle ne connaît pas trop en squattant chez eux. Elle décide alors de vivre dans la forêt, sous une tente (écoutez, ce n'est pas parce qu'une histoire manque de logique qu'elle est mauvaise).

Sauf que Tohru ignore qu'elle a planté sa tente sur le terre de la famille Sôma. Lorsqu'ils s'en rendent compte, Yuki et Shiguré refusent de la laisser dormir dehors et lui proposent de l'héberger. Sauf que les Sôma sont victimes d'une malédiction : quant ils sont malades, fatigués, ou quand quelqu'un du sexe opposé les prend dans leurs bras, ils se transforment en un animal du zodiaque.

Très vite Tohru finit par s'en rendre compte, et ainsi commence la cohabitation compliquée entre une jeune fille pleine de bonne volonté et une famille suspendue dans le temps, prise en ôtage pas les traditions.

Fruits Basket, symbole du shojo

Vous l'aurez compris, Fruits Basket et LE shojo par excellence. Les longues tirades pleines de bons sentiments se succèdent, ponctuées par des images pailletées où les personnages ont les yeux qui brillent. On prend une bonne dose de la naïveté et vous savez quoi : ça fait du BIEN.

Il faut accepter d'apprécier une oeuvre sans qu'elle soit forcément emprunte de cynisme, de suspense ou d'action. Ici, on prend le temps de découvrir les personnages dans toute leur complexité. Les différents membres de la famille Sôma ont tous leur caractère et leur histoire. L'autrice Natsuki Takaya s'est amusée à construire ses personnage en fonction des membres du zodiaque : Shiguré par exemple, du signe du chien, est positif et joueur. Yuki la souris est plutôt discret, et Kyo le chat a un foutu caractère. Alors vous allez me dire que le chat ne fait pas partie du zodiaque. Je vous répondrais que oui, mais il faut lire l'histoire pour comprendre pourquoi Kyo est un chat.

Une histoire grave dans un écrin de douceur

Le vrai talent de Natsuki Takaya, c'est de réussir à nous faire à la fois rire, sourire et pleurer au fil de son histoire. Le personnage de Tohru est positif, plein de bons sentiments et de gentillesse. Mais ce n'est pas forcément le cas de tous les membres de la famille Sôma. Tout au long des 23 tomes, elle va se heurter à la cruauté de certains d'entre eux, et être régulièrement rejetée par ceux qui ne comprennent pas ce qu'elle vient faire dans leur famille.

Et puis, Tohru a quand même perdu sa mère, celle qui était aussi sa meilleure amie. Et si cette tragédie survient avant le tome 1, elle marque quand même le personnage principal tout au long de l'histoire. Elle apprend à se construire sans sa mère, à continuer à vivre malgré la tristesse et les épreuves.

Vous l'aurez compris, ce fut un énorme plaisir pour moi de retrouver l'univers de Fruits Basket. Il y a plein de choses que j'ai oublié, et j'ai hâte de tout redécouvrir avec cette ré-édition. Si vous souhaitez vous y mettre ou vous y remettre, le premier tome en perfect édition coûte 12,50 euros.

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