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''L'une de mes inspirations : Edgar Wright'' Nicolas Petrimaux nous parle de sa pépite Il faut flinguer Ramirez

Franco-belge Le 26 juin
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par LiseF
''L'une de mes inspirations : Edgar Wright'' Nicolas Petrimaux nous parle de sa pépite Il faut flinguer Ramirez

Le 30 mai dernier sortait chez Glénat Il faut flinguer Ramirez, un excellent premier tome dessiné et scénarisé par Nicolas Petrimaux. Pour ma part j'ai adoré l'album qui sera sans aucun doute l'un de mes coups de coeur de l'année 2018 et c'est pourquoi j'ai été ravie de pouvoir poser des questions à l'auteur. L'occasion d'en savoir plus sur ses inspirations, sur le déclic qui lui a permis d'imaginer ce pitch complétement fou et ses ambitions pour la série. Mais avant je vous propose de revoir le trailer de la BD, réalisé par l'auteur et particulièrement jouissif.

La genèse d'un moustachu réparateur d'aspirateurs 

Raconter des histoires, ça a toujours été le truc de Nicolas Petrimaux. Enfant, c'est déjà sa passion et même si par la suite il a travaillé dans l'animation et le jeu vidéo, la bande dessinée tient une place très importante dans sa vie.

"Je faisais de la BD depuis que j'avais dix ans mais c'est devenu plus sérieux le jour où ma soeur a eu l'idée de m'offrir des cours de bande dessinée. J'y allais le samedi après-midi et je touchais à de vraies techniques de pro !"

Le petit Nicolas Petrimaux devient grand et entre aux Arts Appliqués. Prolifique, il monte des tas de projets avec ses camarades, qui aboutissent rarement. L'auteur les envoit aux éditeurs et ses dossiers ne font alors pas mouche. Qu'à cela ne tienne : il y a tout un tas d'autres domaines qu'il souhaite explorer !

"Je voulais toucher à tous les aspects du métier pour être autonome plus tard : vidéo, maquette, trailer... C'est ce qui m'a permis de réaliser le trailer de Il faut flinguer Ramirez et aussi le site officiel de la BD avec Héloïse De La Maison, community manager chez Glénat."

Le temps passe et l'auteur fait des rencontres fort intéressantes : il écrit une histoire pour Doggybags et travaille sur Zombies Néchrologies. Puis il monte un projet avec un scénariste célèbre qui est finalement trop occupé pour s'y consacrer pleinement. Un jour il va acheter un aspirateur chez Boulanger et sur le chemin du retour, il s'interroge sur le type qui le lui a vendu... L'idée de Il faut flinguer Ramirez voit le jour !

Edgar Wright en référence cinématographique

Si l'oeuvre a son identité propre, on y décelle tout un tas d'hommages à des fictions mythiques. Quand on voit deux gangster en planque dans une voiture s'illustrer dans un dialogue désopilant, on pense par exemple à Quentin Tarantino. Pourtant ce n'est pas la principale référence cinématographique de Nicolas Petrimaux.

"Pour moi la référence la plus proche c'est Edgar Wright. J'ai voulu mélanger un style rétro et un rythme assez soutenu. J'ai beaucoup lu Scalped de Jason Aaron, un comics en 60 épisodes. Cette série n'est pas marrante et ça je sais pas trop faire, mais ça m'a beaucoup aidé au niveau du rythme."

L'auteur me cite aussi Denis Bajram et Olivier Vatine mais ses références lui viennent également du monde du jeu vidéo. En effet, il a travaillé pour plusieurs studios et notamment pour Arkane, sur Dishonored.

"Dishonored est un jeu à la première personne. Quand je faisais des storyboards, la caméra, c'était le joueur. Donc c'était les acteurs qui créaient la scène et l'action. Ça m'a aidé pour Il faut flinguer Ramirez : je voulais voir bouger mes personnages."

Il faut flinguer Ramirez a la particularité d'avoir un personnage principal muet. L'auteur a tiré parti de cette spécificité pour donner du corps aux personnages secondaires. Ils ont leurs caractères, leurs façons de parler.

Un auteur perfectionniste

Nicolas Petrimaux est un auteur perfectionniste : c'est en 2015 que le projet est signé chez Glénat, mais ce n'est que trois ans plus tard que nous pouvons enfin lire le premier tome. Quand je lui demande s'il préfère travailler seul ou en équipe, il m'explique aimer les deux, à un détail près :

"Si c'est en équipe, je préfère ne pas être le chef. Je serais un tyran ! J'ai une idée très précise de ce que je veux. Même quand je travaille tout seul, il m'arrive de m'engueuler avec moi-même !"

De fait, il va falloir être patient pour le second tome... Il souhaiterait publier un volume par an, mais son soucis du détail pourrait le ralentir ! Le prochain tome pourrait donc arriver en 2019, mais c'est loin d'être sûr. En revanche, l'auteur m'indique que la série, qui sera normalement composée de trois tomes, va considérablement s'assombrir. Vous n'avez pas encore lu le premier tome ? Il est disponible chez Glénat !

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