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Salon du Livre de Paris 2014, l'interview de Lacombe & Echegoyen (Léonard et Salaï)

Franco-belge Le 31 mars
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par Elsa
Salon du Livre de Paris 2014, l'interview de Lacombe & Echegoyen (Léonard et Salaï)

Il y a un peu plus de trois ans, Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen décidaient de raconter en bande dessinée l'histoire d'amour entre Léonard de Vinci et son assistant et muse, Salaï. Une relation qui influença énormément le travail de l'artiste.

Le premier tome de cette bande dessinée à quatre mains, scénarisé par Benjamin Lacombe, puis dessinée par les deux auteurs, est paru le 26 mars dernier.

Richement documenté, le récit nous entraine à travers la Renaissance italienne, dans l'effervescence de l'atelier de Léonard. Plus qu'une simple biographie, cette bande dessinée se place dans son intimité, offrant un éclairage différent sur sa vie et son oeuvre.

Le résultat est beau, riche et passionnant.

Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen étaient présents au Salon du Livre de Paris. Ils nous en disent plus sur cette histoire, et sur leur collaboration.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Benjamin Lacombe – Je suis auteur et illustrateur. J'ai fait l'ENSAD (École Nationale Supérieur des Arts Décoratifs de Paris). J'ai commencé à travailler en même temps que je passais mon diplôme. Mon premier livre était une bande dessinée d'ailleurs, quand j'avais 18 ans. Et après mon école, j'ai fait mon premier livre jeunesse. Depuis, j'ai continué.

Paul Echegoyen – Après le Bac, j'ai fait deux ans en BTS Informatique, c'était complètement différent. J'ai rencontré deux anciens élèves de l'ESAG, qui donnaient des cours dans une académie de dessin à Tarbes. Ils m'ont conseillé, m'ont vraiment formé en parallèle de mon BTS, et m'ont dit que j'étais capable de faire une école d'art. Donc j'ai pris mon courage à deux mains, je suis monté à la capitale. C'était un gros projet.

Au bout de cinq ans je suis sorti de l'ESAG Penninghen, et à partir de là, j'ai fait à peu près deux ans dans la publicité. Du story-board, des roughs, pour des agences de pub, des marques de luxe.

Puis j'ai décidé de me remettre à l'illustration, dans le dessin pur. C'est ce qui me plait, j'étais un peu malheureux en publicité.

J'ai commencé à présenter mon travail un peu partout. C'est comme ça que j'ai rencontré Benjamin au Salon de Montreuil, en 2010.

Benjamin Lacombe – Et on a commencé à travaillé sur Léonard et Salaï, à ce moment-là. Paul avait travaillé sur son premier livre jeunesse, qui est très beau d'ailleurs, qui s'appelle le Bal des Échassiers.

Paul Echegoyen – Avec Sébastien Perez.

Comment raconteriez-vous Léonard et Salaï en quelques mots ?

Benjamin Lacombe – C'est l'histoire d'amour de Léonard de Vinci et de son assistant, qui s'appelait Salaï. Une histoire qui dure sur près de 30 ans. Et en fait, par le prisme de cette histoire d'amour, on vit dans l'intimité de ce grand génie, finalement assez méconnu.

Paul Echegoyen – Quand Benjamin m'a proposé ce projet, je trouvais ça super intéressant de raconter quelque chose de complètement inconnu du public. Parce que tout le monde connait le travail de Léonard de Vinci, mais pas du tout sa vie privée.

Benjamin Lacombe – Et puis ça n'est pas 'Voici sur la vie de Léonard de Vinci'. Ça a un intérêt parce qu'évidemment, sa vie privée influe sur son œuvre. Je pense que ça donne des clés pour comprendre certains mystères de ses œuvres, des visages qu'il dessine. Salaï, en plus d'être son amant, et d'être un assistant, qui peignait très bien d'ailleurs, était aussi sa muse. Et à travers ça, on peut comprendre beaucoup de choses.

Comment est née l'idée de raconter cette histoire ?

Benjamin LacombeLéonard de Vinci a un peu fait partie de mes 'phares'. Je l'ai découvert quand j'étais très très jeune, et j'ai été ébloui. Je suis très curieux, donc je m'y suis intéressé. Et l'image que les gens avait de lui était très lointaine de ce que je lisais sur lui, à force de fouiller. J'avais ça dans un coin de ma tête. Et quand j'ai rencontré Paul, dans ses travaux, il avait travaillé autour de Léonard de Vinci et de ses inventions. Il avait fait des maquettes. Même dans ses dessins on le sentait.

Paul Echegoyen - C'était une sorte de chimère, de vision onirique.

Benjamin Lacombe – Et j'avais cette histoire dans un coin de ma tête. Mais je savais très bien que je ne pourrais pas l'illustrer en album, surtout jeunesse, ça n'est pas du tout une histoire jeunesse. Et c'est vrai que j'avais été traumatisé par la bd, parce que j'ai tellement détesté celle que j'ai faite à 18 ans, que je m'étais dit que je n'en referais pas.

Et puis je le rencontre, je vois ce travail. Paul, à l'époque, parce que ça a changé depuis, était vraiment plus à l'aise sur les décors que sur les personnages. Je lui ai proposé qu'on le fasse complètement à deux. Qu'on dessine ensemble, qu'on mixe. Ça lui a dit, et c'est pour ça que j'ai pu raconter cette histoire qui trainait depuis très longtemps. Et qui en même temps avait vraiment des échos dans le travail de Paul.

Paul Echegoyen – Moi, je l'ai découvert beaucoup plus tard que Benjamin. J'étais plus proche de la nature, un peu moins de la culture. J'étais très observateur de tout ce qui m'entourait, mais pas trop intéressé par la culture. Ça n'est venu qu'un peu plus tard. En seconde, j'étais en option Histoire de l'Art. J'en ai entendu parler, mais vraiment de loin.

C'est une fois que j'ai rencontré mes premiers professeurs de dessin que j'ai vraiment découvert le personnage. Mais pas dans son intimité, juste son œuvre.

Comment s'est passée votre collaboration sur le titre ?

Benjamin Lacombe -J'ai écrit le scénario, j'ai découpé le story-board, Paul m'accompagnait parfois sur cette partie. Une fois que le story-board est assez détaillé, Paul fait les dessins des décors.

Paul Echegoyen – On se voyait avec Benjamin, pour étudier le story board. On discutait pour que j'ai vraiment les directions au niveau des décors, des cadrages, que ça soit très précis. Je prenais les planches de story-board avec moi, je montais les planches des décors en le respectant au mieux. Pas toujours... Il y a eu quelques recadrages.

Mais c'était intéressant aussi pour ça, c'était un travail à deux, avec des échanges.

Benjamin Lacombe – Après je reprenais ces décors très finalisés, je mettais les personnages. Parfois comme Paul l'a dit, je recalais un peu les choses, et je les reportais sur la page définitive, où je mettais les couleurs.

Comment s'est passé, pour l'un et l'autre votre travail de documentation ?

Paul Echegoyen – J'ai regardé beaucoup de livres d'Histoire de l'Art, beaucoup de documents anciens sur les villes, Florence par exemple. Pour essayer de retrouver un peu l'esprit. Le but n'était pas de faire quelque chose de très réaliste. C'est juste dégager une atmosphère.

Benjamin Lacombe – Ça n'est pas un documentaire.

Paul Echegoyen – Voilà, je ne suis pas allé au bout des choses. Mais ce n'est pas grave.

Benjamin Lacombe – C'est une émotion.

Paul Echegoyen – Ça fait partie aussi de l'histoire entre les personnages, il y a quelque chose qui se dégage de l'ensemble. On n'est vraiment pas allé dans le tout petit détail, c'était vraiment une composition.

Benjamin Lacombe – Au niveau de l'histoire, j'ai beaucoup lu les écrits de de Vinci, son Codex. Des biographies autour de de Vinci aussi. Après au niveau des costumes, il y a moult sources au niveau Renaissance. Les peintures déjà. Celles de de Vinci, et de ses contemporains, qui nous informent beaucoup. Parce qu'en général, c'était des peintures très précises au niveau de l'architecture et des costumes. Mais il y a aussi des tas de livres qui permettent de faire des choses. Ça n'est pas difficile de trouver de la documentation sur le Quattrocento.

Paul Echegoyen – C'est une époque assez riche.

Benjamin Lacombe – Riche, et puis c'est une époque très importante de l'Histoire de l'Art. C'était la zone du monde où il y avait le plus d'effervescence, et qui a le plus marqué l'Histoire de l'Art de cette époque, donc on a une documentation extrêmement riche.

Quels techniques et outils avez-vous utilisé l'un et l'autre sur ce titre ?

Paul Echegoyen – Moi ça va aller vite, juste mine de plombs. Crayon. Pas de particularité.

Benjamin Lacombe – Et moi j'ai utilisé du crayon, un espèce de crayon de couleur noir. De l'aquarelle pour les planches. Mais aussi, pour les peintures, et parfois dans les planches, de la gouache et de l'huile sur papier. Un mix de techniques.

Benjamin, comment s'est passé ton travail d'écriture sur cette histoire ?

Benjamin Lacombe – En fait, j'ai vraiment fait un synopsis assez succinct au départ. C'était comme une mini nouvelle, très condensée. Mais c'est marrant, parce que je l'ai vraiment suivi à la lettre après.

Paul Echegoyen – On a repris le découpage pour le story-board.

Benjamin Lacombe -Une fois que j'ai fait ça, j'écrivais les dialogues une première fois, directement sur le story-board. Mais ils étaient souvent illisibles, parce que les story-board sont fait sur des petites feuilles formats A5. Du coup, il y avait parfois un travail de réécriture des dialogues une fois que les planches finales arrivaient.

C'était un peu empirique. Paul et Clotilde (Clotilde Vu, directrice de la collection Noctambule) se demandaient un peu comment j'allais retomber sur mes pattes.

Dans ma tête c'était très clair, mais c'est vrai que ça marchait beaucoup par scène, par séquences.

Et est-ce que le choix des parties de la vie de Léonard et Salaï que vous avez raconté s'est fait naturellement ?

Benjamin Lacombe – J'ai pris le parti de placer l'histoire à partir de la rencontre avec Salaï, en 1490. De Vinci a déjà 35 ans, et de finir l'histoire... vous verrez dans le tome 2 ! L'enfance de de Vinci n'en fait pas partie.

Puis il y a toute une ellipse temporelle. Quand de Vinci rencontre Salaï, il a dix ans, et je voulais traiter de l'histoire d'amour. On voit la première scène de rencontre, puis il y a une ellipse narrative jusqu'au moment où ils tombent amoureux.

Ce sont les partis pris. C'est vrai qu'en général, les moments que je choisis sont des moments qui ont une importance dans son histoire d'amour, et dans sa vie d'homme. Ce sont aussi des moments de peine.

Parce qu'on a l'image du plus grand génie que la Terre ait jamais porté, célébré de son vivant. Il était reconnu comme un génie, comment ne pas le reconnaître ? Mais en même temps, il gênait beaucoup les gens autour de lui, et sa vie a été une succession de soucis, de procès, de déceptions.

À chaque fois il avait envie de réussir des chefs d'œuvre, et c'est vrai qu'il avait tellement d'ambition que souvent ça plantait, ça tombait. Ce sont ces moments-là, aussi, dont on parle dans le livre.

Dans la bd, il y a des reproductions de tableaux de De Vinci. Est-ce que ça a été compliqué de s'attaquer à des reproductions de telles œuvres, et comment s'est passé ton travail dessus Benjamin ?

Benjamin Lacombe – Je pense que pour Paul c'est pareil. Même quand on dessine les lieux, etc. je pense qu'on essaye de dépasser ça. À un moment donné, on a une histoire à raconter. Une histoire qui nous porte, qui nous touche, on a bossé trois ans dessus. On avait la foi.

Bien sûr qu'on peut se laisser dépasser, en se disant « Mais qui je suis, pour refaire la Cène, peindre la Joconde ? ». Après, en même temps, il faut y aller avec humilité. De Vinci, c'est de Vinci. Là j'ai juste donné une petite interprétation, pour s'intégrer dans la bd, parce que si je mettais les peintures de De Vinci au milieu, ça ferait bizarre. Il n'y a pas du tout la même stylisation etc. C'est dans un souci de cohérence pour le livre, et vraiment je l'ai pris comme ça. J'ai essayé de le faire le mieux possible.

Après, techniquement, il y en a deux en particulier qui ont été absolument infernales à faire. À savoir la Cène, parce qu'en plus mon original fait 80 cm, mais la Cène c'est sur 9 ou 12 mètres, donc ça n'est pas pareil, et la bataille d'Anghiari. C'était difficile aussi, parce qu'il manquait énormément de parties. On a une copie de Rubens, et des micro esquisses de de Vinci, presque des pattes de mouches. C'était comme un puzzle qu'il fallait reconstituer.

Et en plus, c'était vraiment un fou. Le dessin qu'il avait prévu était d'une complexité pas possible. Des convulsions, des circonvolutions, des personnages devant, derrières, qui s'entremêlaient dans tous les sens. Rien que pour comprendre ce que j'allais dessiner, c'était long.

Il faut l'attaquer, petit à petit. Mais comme chaque étape du livre. C'est pareil avec Paul, je lui dis « On démarre avec un panoramique, vue de haut, vas-y ! ».

Paul Echegoyen – Et moi j'étais là « Oui bien sûr ! ». J'avais l'image dans ma tête, et je me disais « C'est complètement malade ! ».

Benjamin Lacombe – Et puis après il démarre, maison par maison. On y va étape par étape.

Même si tu as déjà fait une bande dessinée Benjamin, vous êtes tous les deux illustrateurs. Est-ce que l'adaptation à ce médium a été compliquée pour l'un et pour l'autre ?

Benjamin Lacombe – J'ai commencé par la bande dessinée, on pourrait presque dire que je suis un auteur de bande dessinée contrarié. Mais j'ai toujours aimé ça, j'en ai toujours beaucoup lu. J'ai aussi travaillé dans l'animation, j'ai fait du story-board. Donc la narration, et même dans mon travail d'illustrateur, c'est quelque chose que je travaille énormément.

Après il y a tout un tas d'autre chose. La géographie de la planche, le parcours de l'œil, qu'il faut un peu maitriser. Mais c'est quelque chose aussi qu'à force de lecture, et en travaillant sur d'autres médiums, j'ai un peu travaillé.

Finalement, on s'est plus posé la question du dessin.

Je ne voulais surtout pas faire une bande dessinée d'illustrateur. À savoir que chaque case soit comme une illustration, une petite peinture très très lourde. C'est pour ça qu'on a décidé très tôt de faire un dessin assez léger, au crayon, avec quelques touches d'aquarelles, peu de couleurs, des tons sépias. De manière à ce que le dessin se rapproche le plus possible d'une écriture. Et qu'il accompagne le récit, la narration. Qu'il ne soit pas un frein à la narration. Ça coule comme ça. J'espère que le dessin est beau, mais ça n'est pas un dessin sur lequel on va s'attarder 20h par case, ce n'est pas le but.

C'était l'idée, et c'est là qu'est la différence avec mon travail d'illustrateur.

Et après, viennent les doubles pages de peintures, qui permettent de chapitrer le livre, d'avoir un moment de latence, où le lecteur peut bien regarder en détail. Puis on repasse à la narration, qui est beaucoup plus fluide.

Paul Echegoyen – Je rebondis sur ça, sur les planches de décors très travaillés, les grandes doubles. Ce sont un peu des instants suspendus où on pénètre dans cet univers-là, dans la Renaissance italienne. Il fallait donner un sentiment de l'époque, et vraiment travailler ces planches-là.

Il y a certaines cases qui sont plus travaillées que d'autres, parce qu'il y a des endroits à travailler, parce qu'ils sont magnifiques, il fallait le faire, et on prend beaucoup de plaisir à ça. Mais il fallait quelque chose d'assez fluide.

Benjamin Lacombe – C'est pour ça d'ailleurs qu'il y a ces doubles pages de décors, où le décor prend vraiment son espace, où Paul a vraiment bien travaillé. L'idée c'est, comme il dit, des moments où on peut vraiment se perdre dans le dessin.

Et pour choisir les cadrages ?

Paul Echegoyen – On l'a fait ensemble, pendant le story-board. Au début de la bd j'étais très timide. C'est la première bd que je fais, je n'avais fait qu'un album jeunesse avant. C'était une grande découverte, et c'était un peu impressionnant. En plus sur Léonard de Vinci. J'étais ravi mais c'était un sacré challenge.

Benjamin Lacombe – Mon story-board était assez détaillé. On discutait des plans ensemble, il partait avec un plan déjà défini quand il commençait le dessin.

Paul Echegoyen – Tout était pensé, au niveau de la narration. Tout à un sens. On réfléchissait vraiment à ça. Pour que, quand je faisais les décors, puis avec l'ajout des personnages, et la couleur à la fin, ce soit vraiment un tout. C'est ça qui était intéressant dans ce travail à quatre main, cette réflexion à deux.

Quelles ont été vos influences pour créer l'univers, l'ambiance de la bd ?

Benjamin LacombeLéonard. C'est tout bête. Le Léonard des peintures, celui des carnets. Les couleurs sont inspirées par le Codex, des sépias, des terres, des bruns. Vraiment, ce livre-là, c'est lui.

Le tome 2 va-t-il être en continuité par rapport au tome 1 ?

Benjamin Lacombe – Oui, sauf qu'arrive un troisième personnage, qui s'appelle Francisco Mezzi, qui va foutre le bordel. Surtout, disons que le tome 1 permet de découvrir les personnages, l'atmosphère, les problématiques etc. Le tome 2 est vraiment sur l'émotion. La tragédie se met en place, malheureusement. Et c'est là qu'on va vraiment comprendre le rapport à l'œuvre, entre la muse et l'artiste. L'altérité qu'il peut y avoir entre les deux personnages. Ça va vraiment être le sujet du tome 2.

Y'a-t-il d'autres artistes dont vous aimeriez raconter l'histoire ?

Benjamin Lacombe – Non. En revanche il y a d'autres histoires, des écrits, des romans, que j'aimerais bien raconter en image... À part Lewis Caroll peut-être. Mais comme ça de but en blanc, c'est tout.

Paul Echegoyen – Moi pour l'instant, je n'ai rien de particulier, mais j'aimerais bien, à l'avenir.

Benjamin Lacombe – En revanche, en personnages historiques, oui. D'ailleurs c'est mon prochain livre chez Métamorphose l'année prochaine. C'est autour de la vie de Marie-Antoinette. On peut presque la considérer comme une artiste, finalement.

Donc Benjamin, ton prochain projet c'est Marie-Antoinette, tu en as d'autres ?

Benjamin Lacombe – Oui, mais il faut garder du secret...

Paul Echegoyen – J'ai des projets aussi, des dossiers qui se montent petit à petit. Pour l'instant je n'en parle pas, parce que c'est vraiment au stade embryonnaire. Des projets de bd et de livres jeunesse.

Et quel est votre dernier coup de cœur bd à chacun ?

Benjamin Lacombe – J'ai beaucoup aimé Mauvais Genre de Chloé Cruchaudet. Je l'ai trouvé vraiment réussi. Le dessin, la narration, le sujet qui m'a intéressé.

Paul Echegoyen – Je suis en train de perfectionner ma technique sur la bd, du coup je lis L'art invisible de Scott Mc Loud. C'est une bd sur la bd, c'est hyper intéressant. Il y a plein d'anecdotes, et je pense que ça va être utile, même pour le tome 2 de Léonard et Salaï.

Et justement pour le tome 2 ?

Benjamin Lacombe – Je suis dessus, je suis en train de travailler le scénario, et les premières scènes en story-board. Il devrait être prêt, normalement, pour l'automne 2015.

 

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