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Cyril Pedrosa pointe ''les défaillances et les mensonges'' du gouvernement en annulant sa participation à un programme de résidence

Franco-belge Le 22 juin 2020
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par LiseF
Cyril Pedrosa pointe ''les défaillances et les mensonges'' du gouvernement en annulant sa participation à un programme de résidence

La Villa Kujoyama est un lieu qui fait naître des étoiles dans les yeux de beaucoup de créateurs français. Chaque année, une poignée d'artistes est choisie pour aller vivre et créer quelques mois dans cette somptueuse villa à Kyoto, en collaboration avec le gouvernement français. Cette année, Cyril Pedrosa aurait dû être du voyage dans le cadre de la création d'une bande dessinée en collaboration avec un auteur japonais. Dans son blog tout neuf sur Mediapart, il explique pourquoi il a décidé d'annuler sa venue.

La raison est bien sûre politique. Pour Cyril Pedrosa, participer à ce programme de résidence équivaut à valider le gouvernement actuel, une position qu'il ne peut pas se résoudre à adopter. L'auteur a évoqué la répression violente des gilets jaunes, la gestion discutable de l'épidémie de Coronavirus, et plus largement sa politique "mortifère" notamment face aux changements climatiques.

"Il me semblait de plus en plus indécent de partir trois mois au Japon, d’être, au delà du projet qui justifiait ma résidence, « en représentation » au sein des Instituts Français pour parler de la culture française et de « mon travail », comme si de rien n’était. Comme si je n’étais pas en désaccord profond avec l’action politique de l’ensemble de ce gouvernement. [...] Être invité à la cour du roi à s'assoir à sa table pour "y parler librement", c'est reconnaitre qu'il est le roi."

Cette référence au roi fait forcément penser à sa bande dessinée médiévale l'Âge d'Or. Comme il nous l'expliquait en interview, si l'histoire se déroule au moyen-âge, le propos est résolument actuel et politique. Il questionne la domination des puissants sur le peuple, et représente un soulèvement de plus en plus fort au fil de l'histoire. Avec cette décision, l'auteur joint l'acte à la parole et prouve aussi que l'art est politique, en dépit de ce que les plus frileux pourront dire. Pour lire le post dans son intégralité rendez-vous sur Mediapart, et le somptueux premier tome de l'Âge d'Or est toujours disponible chez Dupuis.

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